Claude Mathy : Le SP500 et la bulle des actifs
Claude Mathy : Le SP500 et la bulle des actifs
Vue long terme en mensuel
Bull ou bear vous devrez reconnaitre qu’il n’y a plus d’obstacles majeurs avant les 1450 points (résistance ointillée rouge), l’indice s’est affranchi sans trop de difficultés du niveau de retracement 61.8 % de Fibonacci, deux attaques auront suffif pour dépasser cette barriere psychologiquement importante. Le RSI peut encore monter avant d’être consideré comme réellement suracheté, l’OBV indique que les acheteurs ont les choses en main.

Pour moi, si rien ne change d’ici la et sous nous n’assistons pas à la naissance d’un bearish reversal patterns (figure de retournement baissière) en chandeliers japonais telles qu’une de celles-ci, l’irrationnelle cible 1450 points deviendra possible.

Toutefois, cette cible qui semble encore si loin n’est en fait plus qu’a 8%, quand on sait que nous venons d’en prendre plus de 100% depuis mars 1999 c’est dire si maintenant entrer pour du long terme devient hautement risqué, c’est à vous de voir si c’est suffisant pour vous et vos objectifs.
D’autre part, il ne fait aucun doute pour moi qu’une fois de plus, nous sommes à nouveau dans une bulle sur les actifs et notamment les actions, le savoir est déjà important, en sortir au bon moment est primordial, ce qui me fait dire cela c’est que nous assistons au même phénomène qu’en 1999, la hausse appelle la hausse , des objectifs de cours de plus en plus fou, en réalité les grosses mains ne vont pas tarder a quitter le navire et seules les petites mains resteront à bord.
Voici un court passage de mon livre ou je tente de développer cette théorie qui, a chaque fois se déroule de façon identique
Que vous soyez professionnels ou novice, vous aurez tout à gagner à connaître les facettes non rationnelles du comportement des investisseurs, vous devrez faire preuve d'un minimum d'indépendance d'esprit, il en va de la survie de votre portefeuille.
Un exemple concret, les différentes étapes (4) de la formation d’une bulle spéculative :
Première phase, la furtive et sournoise :
La pente est douce, elle se fait dans l’ombre, entre en scène l’argent dit intelligent, le smart money, les initiés et les experts.
Deuxième phase, celle d’alerte et de prise de conscience
Les cours accélèrent subitement, es investisseurs institutionnels et autres professionnels se placent à leur tour.

Troisième phase, la plus dangereuse, la maniaque
C’est ici que les petites mains veulent entrer à n’importe quel prix, personne ne veut rater le train de la hausse.
Les médias en font la Une de leurs éditos
L’euphorie règne, votre concierge ou votre facteur parlent de la bourse, c’est ce qu’on appelle également le phénomène cocktail, les initiés et experts savent que l’éclatement n’est plus très loin et commence à essayer de refiler le bébé a d’autres qui pensent que cela va perdurer des mois encore.
Quatrième et dernière phase, la dramatique, l’éclatement de la bulle
Fini la hausse excessive des cours. Ceux-ci sont alors déconnectés des fondamentaux économiques, les spécialistes ont déjà quitté le navire depuis plusieurs semaines, seuls les petits boursicoteurs nient l’évidence, ils sont dans le déni.
Malheureusement pour eux ils sont pris au piège et risquent de ne pas revoir leurs mises de départ avant une décennie, c’est la durée moyenne qu’il faut à un secteur pour revenir sur les niveaux atteint lors du point d’apogée de la bulle
Je refermerai cette petite parenthèse par une citation d’un des plus grands investisseurs de tous les temps :
« La plupart des gens s'intéressent aux actions quand tout le monde s'y intéresse. Le moment d'acheter est quand personne ne veut acheter. Vous ne pouvez acheter ce qui est populaire. »
Warren Buffet
À partir des niveaux actuels, méfiez-vous comme de la peste des gérants (pas tous heureusement) qui vont vous dire que les actions restent bon marché, ce n’est plus le cas certes, par rapport a d’autres actifs elles gardent du potentielle, mais, préjuger qu’elles vont encore prendre 100 % est je crois utopique.
Pour le court terme
Avec l’age, je deviens peut-être trop prudent encore que, certain disent que c’est ce qu’on appelle l’expérience ;-)
Quoi qu’il en soit, à tort ou à raison, trot tôt ou trop tard, je garde la conviction que le tableau idyllique que veut nous offrir le marché action est irrationnel, il manque de la couleur dans le paysage, trop de vert nuit a la perception de la réalité, il manque une petite touche de rouge pour que l’œuvre soit complète, juste un souffle du marché de quelques % sans quoi plus on avance et plus j’augmenterais ma part de cash dans le portefeuille, c’est mon chois et ce n’est peut-être pas le meilleur, a chacun de suivre son plan de route
depuis vendredi, j’ai liquidé mes positions spéculatives et volatiles qui m’ont donné entière satisfaction ces dernières semaines voici a quoi ressemble la composition de mon portefeuille long terme a ce jour, ce n’est pas à prendre comme un conseil, mais, uniquement pour vous démontrer que même si je garde un objectif de 1450 points je sais pertinemment bien que quand nous aurons une vraie correction elle pourrait surprendre par son ampleur, nous devrions logiquement connaitre au même instant un rebond technique sur les obligations, l’or, lui n’est présent que pour faire face a un éventuel accident systémique ou autre, les liquidités sont bien présentes, et reviendrons sur des occasions qui ne tarderont pas à voir le jour.

Ce qu’il faut retenir, c’est que même dans un marché haussier des corrections de 10 voir même de 15 % font partie de la norme, il ne faut pas l’oublier. Traditionnellement, c’est seulement après avoir perdu 20 % qu’on peut affirmer que le marché est passé baissier.
Les feux rouges du moment, les émergents viennent ces dernières semaines de nous exhiber de réels signaux de faiblesses, le cuivre baromètre économique par excellence semble vouloir souffler, et le Ted Spread semble vouloir sortir de sa léthargie.
La chose qui me turlupine pour la semaine prochaine c’est en autre ce décompte élliottiste qui franchement possède du répondant et, depuis la semaine dernière il est encré dans ma tête, il prouve a sa façon que nous pourrions subir un mouvement de baisse plus ou moins important

Claude Mathy
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Le 20 février 2011 par : Pouli44
Bonjour Claude,
Merci pour cet article sur le SP 500. Il était attendu.
Pourriez-vous faire un point sur le tracker EEM en donnant vos avis sur les évolutions à venir ?
Je viens d’acheter votre ouvrage "10 ans, 2 krachs" et je me mets à la lecture.
Cordialement. Pouli44
Le 20 février 2011 par : fred83
Bonjour Claude et merci pour ce bonne article très fourni
Le 20 février 2011 par : Claude Mathy
Bonjour,
Pouli,
Sur le long terme pas de doute, la hausse est encore de mise, par contre sur le court terme l’image devient préoccupante mais, pas encore dramatique
EEM effectue depuis 3 mois une consolidation de coté en refusant de faire de nouveaux sommets, c’est à prendre au sérieux, souvent les émergents ont un pouvoir d’anticipation. Pour beaucoup d’entre eux les pressions inflationnistes comment à peser lourdement.
On le constate sur le graphique, une certaine rotation s’effectue vers les pays plus classique (ici le sp500 pour l’exemple)
En gros certains investisseurs fuient le risque, la volatilité et les craintes de forte inflation, cette situation peut encore perdurer un certain temps, tant que EEM reste à l’intérieur de son « canal » bleu il n’y a pas trop de craintes à avoir mais, 2011 risque de ne pas être aussi porteur que ce qu’on a pu lire ci et la .
Le 20 février 2011 par : Claude Mathy
Un article de Franklin Templeton
Bourse : où vont les pays émergents
Le mois de janvier a commencé sur une note positive mais les marchés ont rapidement corrigé après le soulèvement du peuple tunisien, qui a entraîné le départ du gouvernement du président, et qui s’est ensuite diffusé à l’Egypte. L’indice MSCI Emerging Markets a clôturé le mois sur un repli de 2,7 % (en USD). Craignant que les événements en Égypte ne se répercutent sur les autres pays du Moyen-Orient, et qu’ils freinent la reprise de l’économie mondiale, les investisseurs sont massivement sortis des marchés. Les marchés d’Europe de l’Est n’ont guère été affectés par cette actualité. Ils ont enregistré les meilleures performances au cours du mois. Les investisseurs à la recherche de bonnes affaires ont repris position sur ces marchés pour investir dans des valeurs décotées présentant des valorisations attractives. Dans l’ensemble, les économies d’Amérique latine et d’Asie ont continué à afficher des statistiques macroéconomiques solides, suscitant des craintes de surchauffe et d’inflation dans les grandes économies comme la Chine et le Brésil.
Asie L’économie chinoise a enregistré un taux de croissance de 9,8 % en glissement annuel (GA) au quatrième trimestre 2010, contre 9,6% en GA au troisième trimestre. Cela porte ainsi la croissance du PIB à 10,3 % en GA sur l’année, contre 9,2 % en GA en 2009. Les investissements directs étrangers (IDE) ont augmenté de 17,4 % en GA pour atteindre un nouveau record (105,7 milliards USD) en 2010. Les principaux secteurs concernés sont le secteur manufacturier, l’immobilier et la sidérurgie. Dans le cadre de sa lutte contre l’inflation, la Banque populaire de Chine à relever le taux des réserves obligatoires à 19,0 % contre 18,5 % auparavant pour les grandes banques, et à 15,5 % contre 15,0 % précédemment pour les banques petites et moyennes. Le gouvernement a également continué à durcir ses mesures afin de juguler le marché de l’immobilier. L’indice des prix à la consommation a reculé à 4,6 % en GA en décembre, contre 5,1 % en GA en novembre, dans le sillage des mesures du gouvernement visant à freiner la hausse des prix alimentaires. Le président Hu Jintao a rencontré le président américain Barack Obama lors de sa visite aux États-Unis au mois de janvier. Les deux pays ont signé des accords commerciaux d’une valeur de 45 milliards USD. La croissance du PIB sud-coréen s’est accélérée à 4,8 % en GA au quatrième trimestre 2010, contre 4,4% en GA au troisième trimestre. En variation trimestrielle, la croissance a néanmoins ralenti à 0,5 % au quatrième trimestre, contre 0,7 % lors du trimestre précédent. Sur l’ensemble de l’année 2010, l’économie a crû à un rythme soutenu de 6,1 % en GA, un niveau de croissance inédit depuis 2002 (7,2 % en GA). En comparaison, la croissance du PIB n’avait été que de 0,2% en GA en 2009. Les exportations, le secteur manufacturier et l’investissement ont été les principaux moteurs de la croissance en 2010. La Banque centrale a relevé son taux directeur de 25 points de base (0,25%) à 2,75% afin de contenir les pressions inflationnistes. Il s’est agi du troisième relèvement des taux de la Banque depuis juillet 2010. Les prix à la consommation ont progressé de 3,5% en GA en décembre, s’inscrivant ainsi dans la fourchette visée par la Banque centrale. Dans le cadre de ses mesures visant à renforcer les relations bilatérales des deux pays, le président indonésien Yudhoyono s’est rendu en Inde en janvier. Au cours de son voyage, le Premier ministre Manmohan Singh et le président se sont longuement entretenu, abordant la question des échanges commerciaux ainsi que les grands dossiers régionaux et internationaux touchant les deux pays. Plusieurs accords portant sur les échanges commerciaux et l’investissement, d’une valeur de plusieurs milliards de dollars, ont été signés. La croissance de la production industrielle a continué à ralentir en novembre. La production a augmenté de 2,7 % en GA en novembre, atteignant un plus bas sur près de deux ans, alors qu’elle s’était établie à 11,3 % en GA en octobre. Ce ralentissement de la croissance est dû en partie au repli de la production de biens de consommation et à la croissance moindre des biens de consommation durables.
Amérique Latine
Dopée par une demande intérieure solide et un taux de chômage très bas, la croissance des ventes de détail au Brésil s’est accélérée en novembre. Elle a augmenté de 9,9 % en GA en novembre, après une hausse de 8,8 % en octobre. Le chômage a atteint 5,7 % en GA en novembre, contre 6,1 en GA en octobre, et 7,4 % en GA en novembre 2009. Bien que l’indice des prix à la consommation ait ralenti à 4,5 % en GA en décembre, contre 5,6 % en GA en novembre, et qu’il soit revenu vers l’objectif annuel de 4,5 % de la Banque centrale, les prix sont toutefois restés plus élevés que prévu. Sur l’ensemble de l’année 2010, l’inflation est ressortie à 5,9 % en GA, un plus haut sur six ans. La hausse des prix de l’alimentation et la fermeté de la demande intérieure se sont traduites par une accélération des prix à la consommation. Dans ce contexte, la Banque centrale a relevé son taux directeur de 50 points de base (0,5 %) à 11,25 % contre 10,7 5% précédemment. Les taux n’avaient pas été modifiés depuis plusieurs mois.
Afrique
Après trois baisses des taux en 2010, la Banque centrale d’Afrique du Sud a laissé ses taux inchangés en janvier, malgré l’augmentation des pressions inflationnistes. Le taux directeur reste donc ancré à 5,5 %, son plus bas niveau depuis plus de trois décennies, afin de soutenir l’économie intérieure. La Banque centrale a également revu à la hausse ses prévisions d’inflation pour 2011 et 2012, à 4,6% et 5,3 % respectivement. Les ventes de détail ont continué à augmenter dans la seconde partie de 2010 ; la croissance des ventes de détail en décembre s’est accélérée à 7,8 % en GA, contre 6,1 % en GA en octobre. La demande des consommateurs a été soutenue par la faiblesse des taux d’intérêt et par la fermeté du Rand, deux facteurs qui ont eu pour effet d’abaisser les coûts des produits importés. La croissance de la production manufacturière a également accéléré en décembre. Elle a augmenté de 4,6% en GA en décembre, après une hausse de 2,3% ennovembre.
Europe
La croissance des ventes de détail en Russie a atteint son rythme le plus lent depuis neuf mois en décembre. Les ventes ont progressé de 3,4% en GA en décembre, contre 4,6% en GA en novembre. La hausse de l’inflation et du chômage s’est traduite par une baisse de la demande intérieure. La croissance de la production industrielle est toutefois restée stable à 6,3% en GA en décembre, en ligne avec la hausse de 6,6 % en GA enregistrée en novembre. Le principal moteur de cette croissance a été le secteur manufacturier. Sur l’ensemble de l’année 2010, la croissance s’est établie à 8,2 % en GA. Si la Banque centrale n’a pas modifié son taux directeur, qui demeure au niveau historiquement bas de 7,75 % afin de soutenir l’économie, les réserves obligatoires ont été augmentées. L’indice des prix à la consommation a progressé de 8,8% en GA en décembre, son point le plus haut depuis janvier, essentiellement en raison de l’augmentation des prix de l’alimentation. A titre de comparaison, les prix avaient augmenté de 8,1 % en GA en novembre, et de 5,5 % (plus bas) en juillet.
L’économie de la Turquie a enregistré une croissance solide en 2010. Selon les premières estimations, la croissance du PIB a été proche de 8 % en GA en 2010, alors que l’économie s’était contractée de 4,7 % en 2009. La fermeté de la demande intérieure a été le principal facteur de cette croissance. Après une baisse de 50 points de base (0,5 %) du taux directeur en décembre, la Banque centrale a de nouveau abaissé le taux de 25 points de base (0,25 %) à 6,25 % en janvier. Cette baisse avait pour objectif de juguler les flux d’investissement spéculatifs se déversant dans le pays et la dépréciation de la lire. En outre, le ratio de réserves obligatoires lié aux dépôts des banques a été relevé afin de freiner le crédit à la consommation.
(source revue mensuelle des marchés émergents de Franklin Templeton Investments)
Le 20 février 2011 par : joseph
Superbe article avec lequel j’adhère à 100%. Merci.
Le 20 février 2011 par : lphenix
Mr Mathy, J’aime beaucoup vos analyses.Surtout sans esprit " buté ", prêt à plusieurs scénarios. Haussier mais en mettant en avant le danger de la bulle actuelle. Je table aussi sur une phase corrective de grande ampleur : des signes annonciateurs ( forte inflation des pays emergents, fonds qui sortent de ces marchés, la Chine qui va encore monter ses taux, ces émeutes et ces révolutions, cette flambée des produits de premières nécessités ).Une hausse saine ne peut se faire dans de telles conditions, du moins sans phases correctives.Hors tout le monde parle de la hausse, la majorité dit que cela va continuer à monter.Hors en même temps les fonds vendent.
Le 20 février 2011 par : lphenix
Mr Mathy, Je ne reçois pas vos alertes et autres newsletter.Pourtant je suis inscrit via votre site. Merci.
Le 21 février 2011 par : Claude Mathy
Bonjour lphenix,
Merci pour le compliment
Pouvez-vous me dire avec certitude à quel service vous êtes abonné ?
Le 21 février 2011 par : ferzi
bonjour Claude, bel article détaillé et instructif. merci de nous en faire bénéficier. j’aurais pourtant cru que vous auriez eu une ligne plus importante sur l’or car, selon moi, ça ne peut que monter vu l’excès de liquidité : on ne peut acheter avec des billets qui valent de moins en moins quelque chose qui a de plus en plus de valeur... il en faut donc de plus en plus... et la masse monétaire va encore augmenter... ça va donc logiquement continuer à grimper...enfin, me semble-t-il, en ce qui me concerne suis short depuis plusieurs jours sur le cac (je me balladais à 30 points de la barrière, mais ça va mieux maintenant...ouf) et call sur l’or, question : est-il encore temps de rentrer sur l’argent ou bien peut-on s’attendre à une consolidation vu sa récente hausse ? merci pour votre réponse. cordialement.
