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Michael Rousselle

Michael Rousselle

Investisseur immobilier, Trader indépendant, auteur, coach, entrepreneur.
Je vis actuellement en famille, à Phoenix en Arizona, un magnifique État de l'Ouest américain.

Après plus de 20 ans comme cadre commercial, je plaque une situation pourtant confortable pour ouvrir ma boîte aux US. Il paraît qu'il faut vivre ses rêves !!! Un de fait.

Passionné de trading depuis de nombreuses années, je franchis le pas en 2007. Pas vraiment le meilleur timing. Après une longue période de pertes et de doutes, je rencontre des Traders professionnels qui m'apprennent ce qu'est réellement le trading. Je me suis spécialisé dans les options depuis 2012 et uniquement sur le marché US. Je fais aussi quelques actions en swing trading, et je me construis tranquillement un portefeuille de dividendes à travers les REIT.
J’ai répondu à l’appel de Charles car j’aime partager mes connaissances et transmettre le savoir. J’espère qu’il vous sera utile et surtout de qualité.
Trade Safe
Michael

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Débuter en bourse : Les 9 voire 10 raisons pour revendre une action

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Ma maman m’a toujours dit "pas vendu, pas perdu". D’accord, mais pas vendu, pas de plus-value sonnante et trébuchante non plus !!!

Avoir des lignes dans le vert c’est bien, mais de l’argent sur dans le porte-monnaie c’est mieux. Combien d’entre vous aviez des lignes bien vertes avant le 24 février 2020 ?

Acheter des actions c’est bien encore faut-il savoir quand les revendre, car tant que la revente n’est pas faite, vos gains sont toujours virtuels.

Voici selon moi, 9 raisonnements, justifications, arguments et autres explications pleines de bon sens pour lesquelles vous pourriez revendre une action en portefeuille, qu’elle soit verte (ou rouge sur votre compte de trading).

Le premier bon sens pour revendre une action serait tout simplement l’atteinte de l’objectif de cours que vous vous étiez fixé. Je sais, ça paraît bête, mais c’est d’une évidence rare. Si le cours arrive à votre point de prise de bénéfice, il me semble logique de respecter votre money management en vous débarrassant de vos actions et prendre enfin vos plus-values.

Après cette première remarque pleine de bon sens paysan, voici une liste de raisons, toutes aussi logiques qui pourrait vous amener à vous séparer de vos titres encore en portefeuille.

Le deuxième raisonnement logique que vous pourriez avoir pour revendre une action est quand elle est complètement surévaluée.

Récemment, nous avons eu l’exemple parfait après l’envolée de Tesla qui est passée de 360$ à pratiquement 1000$ en l’espace de 4 mois seulement soit une envolée de 290% sans d’ailleurs une amélioration de fondamentaux de la boîte qui perd des dizaines de milliards par an depuis sa création. Petit bémol, cependant, cette année et pour la première fois, la société a enfin fait des bénéfices. La correction a été à la hauteur de cette explosion à la hausse. La correction, certes aidé par la crise du Covid 19 a quand même été de 65%. Oui la crise sanitaire précipitée le titre à la baisse, mais de toute façon, il y aurait eu une correction d’ampleur.

Fallait il prendre ses bénéfices ? Bien sûr que oui et pour deux raisons. La première une montée parabolique finit toujours par corrigé fortement, qu’importe le sous-jacent. De plus, le signal de vente aurait pu être également déclenché par un P/E ratio beaucoup trop élevé et qui n’était plus d’aucune corrélation avec la réalité de l’entreprise.

Donc si demain un de vos titres s’envole, regardez-le P/E ratio et faites vos comptes. Mieux faut tenir que courir.

La troisième justification peut être due au changement de stratégie de la compagnie. Si vous êtes investisseur long terme et que vous investissez sur une valeur, c’est aussi parce que vous croyez dans la société et ses valeurs. Imaginez que cette société, dont vous soutenez le développement avec votre actionnariat, change de stratégie ou de politique de développement. Il se pourrait que ces changements imposés par la direction ne soient plus en phase avec votre philosophie sur la nouvelle direction prise par l’entreprise. Vous avez le droit d’avoir votre propre opinion sur la société dans laquelle vous avez investi. Si vous n’êtes plus d’accord avec la nouvelle stratégie ou les fondamentaux, et que vous ne partagez plus la vision future de la compagnie, vous avez également le droit de revendre vos actions pour aller sur une société plus en corrélation avec vos valeurs. C’est tout à fait moral et très respectable.

Le quatrième argument recevable pour revendre vos actions est un peu dans le même principe que la seconde justification. Nous ne parlons pas de changement de stratégie, mais de changement de management. Cela arrive parfois, rappelez-vous Apple lorsque Steve Job s’est fait évincer de sa propre compagnie. Pour rester sur Apple, aujourd’hui cette compagnie ne réalise pas moins de 90% de son business sur les IPhone, Iwatch et autres MacBook. Si demain un changement de management veut laisser tomber les iPhones pour faire, je ne sais pas, des hélicoptères ou tout autres produits, il est clair que le business modèle ne sera plus le même. Vous pourriez aisément en déduire que la performance de l’entreprise ne sera peut-être plus la même demain. Ce sera alors un argument hautement recevable pour revendre vos actions et retrouver une entreprise plus en corrélation avec un "business model que vous validez et surtout profitable.

La cinquième considération pour revendre vos actions est que vous êtes en train de stériliser de l’argent sur une valeur qui ne performe pas selon vos critères de rendement. Le secteur d’activité que vous aviez choisi n’est pas ou plus aussi performant que vous l’auriez souhaité. À côté de cela, un autre secteur se réveille avec de meilleures perspectives d’évolution à court ou moyen terme. Vous aurez alors tout intérêt à revendre vos actions à faible performance pour réinvestir le capital dégagé sur une autre valeur de ce secteur plus prometteur. Votre objectif est de faire fructifier votre argent du mieux possible et rappelez-vous que "Time is money".

La sixième pondération logique pourrait être que vous pensez à juste titre qu’une récession va bientôt avoir lieu. En effet, certains événements peuvent précipiter l’économie en zone de récession pour diverses raisons comme un krack financier, une attaque terroriste de grande ampleur ou un virus par exemple. Ces faits ont déjà mis KO des bourses pendant plusieurs mois avec des baisses de 30 à 60%. Après "Time in money", "Cash is king". Lors de ces récessions, il vaut toujours mieux être liquide, et ce pour deux raisons évidentes. La première raison est que vos actions vont, de toute façon perdre de la valeur et vos jolies plus-values risquent assez rapidement de se retrouver en moins-value. Quel Intérêt alors de garder vos actions ? Ne me parlez pas des dividendes, car je vous rappelle que pour qu’il y ait des dividendes, il faut que la société fasse des bénéfices et faire des bénéfices en période de récession, c’est un peu comme croire au Père Noël.

La deuxième raison est qu’une récession n’est jamais éternelle et lorsque les prémices d’une nouvelle économie émergente se présenteront à nouveau, vous aurez alors tout le cash disponible pour rentrer sur des valeurs à fort, voire très forts potentiels de hausse et donc de rendement. Vous pourrez alors ainsi cumuler rendement et dividendes futurs.

La septième sagesse que vous pourriez avoir pour revendre vos actions concerne un fait dont peu de gens s’intéressent et qui est pourtant une très bonne source d’information que sont les "insiders". Les "insiders", c'est-à-dire les personnes qui possèdent les plus grosses parts de la société et qui sont en même temps dans l’équipe dirigeante, sont les mieux placés pour savoir ce qu’il va se tramer dans les mois à venir. Si vous constatez un "insider" en train de vendre des gros paquets d‘action, il y a peut-être anguille sous roche. Il peut y avoir cependant plusieurs raisons pour qu’un "insider" se mette à vendre frénétiquement un gros paquet d’action. Il a peut-être une raison parfaitement louable comme, par exemple, avoir un besoin de liquidité immédiat pour un investissement plus profitable. Une autre raison, celle si un peu plus évidente est qu’il ne croit plus, tout simplement, dans la performance prochaine de son entreprise et préfère prendre ses bénéfices avant un retournement de cours. Peter Lynch disait que les initiés avaient toujours de nombreuses raisons pour vendre leurs actions, mais qu’ils n’en avaient qu’une seule pour acheter ; ils pensent que le cours va monter. Donc, surveillez bien les ventes d’actions des équipes dirigeantes, ça pourrait être une bonne source d’inspiration et d’information. S’ils se mettent à vendre massivement, vous devriez peut-être en faire autant.

La huitième argumentation viendrait du fait que la société commencerait à encaisser des pertes récurrentes. Ces pertes successives auraient pour conséquence de prendre de plus en plus d’argent dans les fonds propres de la société. Une autre solution, que pourrait mettre en place l’entreprise, serait de passer par des emprunts bancaires pour combler une partie de son déficit. Emprunter pour combler des pertes n’a jamais été profitable sur le long terme, il serait alors peut-être temps de prendre ses billes et de ré investir cet argent dans des sociétés à la comptabilité plus saine. Je vais vous prendre l’exemple du "retail" aux États unis où les grands magasins se font directement concurrencer par Amazon et autres business en ligne. Ces grandes marques, qui faisaient autrefois la fierté des Malls US comme Macey’s, Sears, JC Penney, ferment leurs magasins les uns après les autres. Toutes ses sociétés essayent de limiter leurs pertes pour l’instant, mais les pertes sont déjà là. Je vous passe sous silence les sociétés qui ont déjà déposé le bilan comme Sport Authority, et Toy R US et bien d’autres. Avant le dépôt de bilan, il y a eu plusieurs signaux qui auraient pu et dû vous mettre la puce à l’oreille vous avertissant qu’il fallait mieux sortir de l’action avant le point de non-retour.

Pour finir cet article, voici le neuvième et dernier "pourquoi légitime", qui pourrait avoir un sens sur la revente de vos actions en portefeuille, est lorsque vous constatez un changement de politique d’un gouvernement sur un secteur d’activité particulier. Imaginons que pour X ou Y raisons, le gouvernement chinois interdise les voitures électriques, car un système novateur semble plus performant. On pourrait légitimement parier qu’une marque comme de véhicule électrique comme Tesla dont les principaux clients sont chinois (en deuxième position derrière les Américains) subisse un revers important. Je vous laisse imaginer la dégringolade du titre, à la suite de ce genre d’annonce dévastatrice. Les investisseurs n’aiment pas en général, ce genre de mauvaises nouvelles et précipitent vite le titre dans les abymes les plus profonds.

J’ai bien une dixième raison pour vendre ses actions, mais elle ne concerne pas vraiment les investisseurs en bourse, car il s’agit des collaborateurs bénéficiant de "stock-options". Les "stock-options" donnent la possibilité à certains salariés de pouvoir bénéficier d’achat d’actions à un prix défini et irrévocable dans le temps. En plus de bénéficier d’avantages fiscaux et sociaux, les "stocks-options" sont un réel avantage que donnent certains dirigeants d’entreprise, souvent faibles en capacité financière, pour pouvoir attirer des salariés talentueux sans mettre des sommes faramineuses sur la table. Ces "stock-options" ont une date limite d’acquisition donc si vous êtes l’heureux bénéficiaire de ce système, vous pourriez et devriez exercer votre droit d’acquisition à l’approche de la date limite si les actions ont performé, vous octroyant ainsi une belle plus-value.

Juste un petit rappel désagréable, n’oubliez pas que vos plus-values seront soumises à la Flat Tax de 30%.

Voilà, j’ai tenté de vous lister les différentes raisons pour lesquelles il serait envisageable, voire préférable, de se débarrasser de vos actions dans certains contextes. Ce ne sont en aucun cas des conseils, mais juste un point de vue qui ne me semble pas trop délirant.

J’espère qu’avec ces multiples raisons pleines de bon sens, vous saurez quand revendre vos actions avec ou sans plus-values pour certains, mais avec la forte probabilité de ne pas accentuer une perte plus importante dû à un retournement de situation plus ou moins fortuit.

Si vous avez d’autres bonnes raisons, je serai heureux de les apprendre, car la connaissance n’est profitable que si elle est partagée.

Je vous laisse donc le soin de m’apporter vos réponses dans les commentaires et ainsi faire profiter les autres lecteurs du blog de vos bonnes idées.

Trade Safe

Michael
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