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Michael Rousselle

Michael Rousselle

Investisseur immobilier, Trader indépendant, auteur, coach, entrepreneur.
Je vis actuellement en famille, à Phoenix en Arizona, un magnifique État de l'Ouest américain.

Après plus de 20 ans comme cadre commercial, je plaque une situation pourtant confortable pour ouvrir ma boîte aux US. Il paraît qu'il faut vivre ses rêves !!! Un de fait.

Passionné de trading depuis de nombreuses années, je franchis le pas en 2007. Pas vraiment le meilleur timing. Après une longue période de pertes et de doutes, je rencontre des Traders professionnels qui m'apprennent ce qu'est réellement le trading. Je me suis spécialisé dans les options depuis 2012 et uniquement sur le marché US. Je fais aussi quelques actions en swing trading, et je me construis tranquillement un portefeuille de dividendes à travers les REIT.
J’ai répondu à l’appel de Charles car j’aime partager mes connaissances et transmettre le savoir. J’espère qu’il vous sera utile et surtout de qualité.
Trade Safe
Michael

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Débuter en bourse : La volatilité

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La volatilité est un facteur essentiel à appréhender en bourse, car elle va vous permettre de savoir si un cours à une aptitude à s’écarter ou non, avec une plus ou moins grande amplitude par rapport à sa moyenne historique au cours d’une période donnée. Elle est donc la mesure du risque.

Le principe de base que vous devez retenir est que plus un sous-jacent est volatil, plus il est risqué. Plus un actif est risqué plus l’espérance de gain est importante, mais le risque de perte également. L’un ne va jamais sans l’autre.

Vous entendrez peut-être, parfois parler d’écarts types. Sans rentrer dans le détail, car assez complexe pour un débutant, plus une valeur s’éloignera de sa moyenne vers les troisièmes et quatrièmes écarts types positifs ou négatifs, plus elle sera considérée comme volatilité. Si par contre, elle reste dans le premier écart type positif ou négatif, elle sera considérée comme peu volatile. J’espère que je ne vous ai pas perdu, sinon laissez tomber les écarts types et reprenez juste le cours normal de l’article, c’était juste un aparté pour votre culture boursière personnelle. 

On distingue deux types de volatilités. La volatilité historique et la volatilité implicite. Cette dernière sert à coter le prix du risque d’une option. Vu que nous n’allons pas étudier les options, je vais la laisser de côté.

La volatilité historique est basée sur des données passées du sous-jacent en question. Il existe plusieurs méthodes de calcul, mais la plus répandue est la méthode annualisée.

Il est évident que les cours passés ne laissent en rien présager les cours futurs, mais l’étude des cours passées permet de déterminer potentiellement les comportements futurs.

La volatilité n’exprime pas la direction du cours, elle ne reflète simplement que l’amplitude des mouvements aussi bien haussiers que baissiers.

Si une valeur a tendance à être très volatile, il est fort à parier que l’avenir risque d’être, lui aussi, tumultueux alors qu’une valeur bien pépère risque aussi de le rester également dans l’avenir.

Il est généralement constaté que la volatilité est plutôt faible lors de long cycle haussier et qu’elle a tendance à augmenter lors d’épisodes ou de périodes baissières. Je parle ici du marché car vous aurez toujours des valeurs volatiles quelques soit la teneur du marché.

La volatilité va permettre aussi de prévoir une certaine fluctuation à certains moments comme lors d’une annonce de résultats. Si cette même action a tendance à fluctuer assez largement lors d’annonces de chaque résultat, on peut s’attendre que lors des prochaines sessions de résultats, la volatilité soit au rendez-vous. Bien sûr ceci est toujours hypothétique.

Un graphe étant plus parlant qu’un long discours voici deux graphes. Le premier reprend un sous-jacent non volatil. Le cours monte paisiblement sans soubresaut. 
Vol faible jpg


Le deuxième graphe nous montre une valeur qui monte et qui descend plus erratiquement. Nous sommes clairement sur une valeur plus volatile


Vol elevée

En y regardant de plus près, on peut déduire que la volatilité peut être source d’opportunité. Si une valeur a tendance à être volatile et rebondir sur un support assez souvent, il se pourrait que lors du prochain contact sur ce support, cela soit source de retournement et donc de profit.


Les valeurs volatiles sont cependant réservées aux personnes maîtrisant leurs émotions, car si vous êtes dans le mauvais sens, il voudra vous prévoir une porte de sortie que vous aurez prédéfinie avant la mise en place de votre position. Si ce n’était pas le cas, un excès de volatilité en votre défaveur pourrait vous faire appuyer sur le bouton "vente" au plus mauvais moment.

Lors de votre prise de position, vous devrez aussi maîtriser le terme de celle-ci. Si vous souhaitez garder votre valeur pour du court terme, vous pourrez peut-être bénéficier, comme vu précédemment, d’un rebond de la valeur pour ressortir plus haut et rapidement.

Si vous souhaitez rester sur du plus long terme en ayant établi une stratégie précise et avec un objectif précis de vente, vous serez moins susceptible d’être dérangé par ce que l’on appelle les bruits de marché.

Clairement, une valeur penny stock sera plus volatile qu’une obligation d’État.

Vous pouvez retrouver un indicateur de volatilité à travers le Bêta. Le Bêta permet de comparer le sous-jacent par rapport son indice de référence. La moyenne du Béta est de 1.

Sur un même secteur d’activité comme le secteur technologique, par exemple, AMD a un Bêta de 3.10 alors que MSFT a un Bêta de 1.15. Puisque le Bêta est lié à la volatilité, il change tous les jours. Il suffirait que MSFT devienne volatile pour que son Bêta parte à la hausse.

Pour comprendre définitivement de Bêta, sachez que si l’indice de référence, le S&P500 en l’occurrence, bouge de 1%, AMD bougera potentiellement de 3.10% alors que MSFT ne bougera que potentiellement de 1.15%.  Dans certains cas, le Bêta amplifie la variation du cours et parfois l’atténue.

Dernière précision, un Beta peut être négatif. Dans ce cas, le comportement du sous-jacent sera à l’inverse de celui de l’indice de référence.

Vous l’aurez compris, maîtriser la volatilité, c’est maîtriser son risque et comme j’ai déjà pu vous le dire, le risque c’est la seule chose que l’on maîtrise en bourse

Trade Safe

Michael
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