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2 actions européennes qui sont à la fois décotée et valeur de croissance

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Quand on en vient à l'investissement en bourse, le débat entre deux stratégies de gestion - l’approche valeur (value) et l’approche croissance (growth) - s’invite toujours à table.

Le choix entre l’approche value et l’approche growth ne serait-il pas en réalité un faux débat ? Pendant des décennies, les investisseurs ont opposé l’une à l'autre. Soit vous êtes un investisseur axé growth - et vous acheter des titres de sociétés à croissance rapide, qui ont tendance à avoir une valorisation de leurs action élevée par rapport aux critères habituels -, ou soit vous êtes un investisseur axé value - qui achète des actions d'entreprises mal-aimées, dont les titres sont décotés parce qu’elles sont dans des secteurs pas très en vogue ou passent par des difficultés à court terme.

Mais se borner à acheter uniquement des titres value ou des titres growth ne fait que limiter le potentiel de votre portefeuille. A certains moments, des choix axés croissance seront plus attrayants ; et à d'autres moments, le marché offrira plus d’opportunités avec des choix axés valeur.

Pourquoi pas une stratégie mixte ?

Avoir un portefeuille composé d'actions value et d’actions growth peut également aider à lisser vos performances et optimiser votre rendement sur le long terme, puisque les deux styles se relaient en tant que leaders du marché. En fait, dans l'édition de 1996 de What Works on Wall Street, le gourou des stratégies d'investissement quantitatives, James O'Shaughnessy, a dévoilé ses principes quand à l’approche fondée sur la croissance et celle axée sur la valeur, dont chacune, comme ses simulations l’ont montré, aurait eu de bon résultat sur une période de quatre ans. Mais James O'Shaughnessy a trouvé que l'utilisation de ces deux approches, avec un portefeuille composé avec certains titres de valeur et certains titres de croissance, aurait produit encore de meilleurs rendements ajustés en fonction du risque.

Vouloir compartimenter l’approche value de l’approche growth est une profonde erreur, estiment certains analystes. En effet, ce qui sous-tend ce débat, c’est l'idée que toute action donnée est soit un titre value, soit un titre growth - ce qui n’est tout simplement pas vrai. Les actions peuvent avoir des caractéristiques de valeur et des qualités dynamiques, de même elles peuvent avoir à la fois les deux caractéristiques growth et value. Pensez à ce que Warren Buffett a dit sur ce sujet. « Les analystes du marché et les gestionnaires de portefeuilles, qui se réfèrent avec désinvolture aux styles growth et value comme des approches d’investissement opposées, affichent leur ignorance - et non leur sophistication »,"écrit-il dans sa lettre de l’an 2000 aux actionnaires de Berkshire Hathaway. « La croissance est simplement une composante - le plus souvent un plus, parfois un moins - dans l'équation de la valeur. »

Il existe de beaux exemples qui montrent que l’approche valeur et l’approche croissance ne sont pas mutuellement exclusives, en utilisant les modèles d'investissement basés sur les stratégies de James O'Shaughnessy. Une de ses stratégies est axée value, tandis que l'autre est axée growth. Le modèle value se base sur la recherche de grandes entreprises – les ventes annuelles devraient être au moins 1,5 fois supérieur à la moyenne du marché - avec des flux de trésorerie supérieurs à la moyenne et des rendements sur dividendes élevés. Le modèle growth recherche des sociétés qui ont augmenté le bénéfice par action pour chaque année au cours de la dernière demi-décennie, et qui ont des indices de relative strength (RSI) sur 12 mois au-dessus de 70 - à savoir, une bonne dynamique. Le modèle comprend également une composante value, en ciblant les actions avec des ratios price-to-sales (cours/chiffre d'affaires) inférieurs à 1,5.

Deux actions avec les doubles caractéristiques - value et growth

Il est difficile de trouver des titres qui coïncident avec ces deux modèles, mais récemment, deux titres présentent ces doubles caractéristiques. Et ce sont deux actions européennes. C’est un événement rare, et un excellent exemple qui démontre que le modèle value et le modèle growth ne sont pas mutuellement exclusifs - comme certains experts voudraient le faire croire.

Tout d'abord, il y a AXA. La société financière a la taille (capitalisation sur le marché US de 65 milliards de $, 133 milliards $ de ventes sur 12 mois), des flux de trésorerie (2,73 $ par action comparativement à la moyenne de marché de 1,77 $) et des rendements sur dividendes (4,1 %) nécessaires pour séduire le modèle value de James-O'Shaughnessy. AXA connait également une croissance régulière des bénéfices, une solide relative strength sur 12 mois (77) et un faible rapport price-to-sales (0,49) nécessaires pour rentrer dans le modèle growth.

La deuxième action, qui est à la fois décotée (titre value) et une valeur de croissance, est également une société européenne dont les titres se négocient sur le marché américain : le géant allemand de l’automobile Daimler AG. Comme AXA, Daimler est une très grosse société, avec une capitalisation boursière de 89 milliards de $ et 154 milliards $ de chiffre d’affaires sur 12 mois. Daimler dispose également d'un très bon cash flow (13,05 $ par action) et des rendements sur dividendes de 3,4%, lui permettant d’être validé par le modèle value de James O'Shaughnessy. Sa croissance des bénéfices est stable au cours des cinq dernières années, sa relative strength de 70, son ratio price-to-sales de 0,58 - confèrent au titre Daimler ses gallons pour entrer dans la stratégie axée growth.

Les actions AXA et Daimler sont-elles des actions décotées ? Sont-elles des valeurs de croissance ? En fin de compte, peu importe comment on les étiquettes. Ce qui importe, en revanche, c’est que ces actions affichent une belle solidité mesurée à travers une variété de différents indicateurs : une certaine croissance, une certaine valeur – et quelque chose qui a à voir avec d'autres facteurs, comme la qualité.

Avec des actions comme celles-là dans votre portefeuille, vous devriez vous attendre à récolter les bénéfices sur le long terme.

Evidemment, nous sommes tous à l’affut d’actions offrant de belles opportunités de gains. Et trouver de telles pépites est chronophage et complexe.

La difficulté d’analyse tient au fait de savoir quand déclencher l’achat d’une action décotée, et en même temps de savoir si ce titre est capable de générer des dividendes croissants à travers le temps.

Pour aller plus loin sans passer des heures à analyser les sociétés et à trouver les bons indices, David Renan a tout récemment mis à jour sa liste de valeurs de rendements. Sa liste sera réactualisée tout au long de l’année.

De même, Loïc Abadie - qui a roulé sa bosse et performe sur les mid caps et small caps françaises à fort dividende – propose de suivre son portefeuille dividende et rendement 2016.

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