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Loic Abadie

Loic Abadie

Je vis à la Réunion. Je suis ingénieur de formation. Actuellement, j'enseigne en classe primaire. Entre 2003 et 2010, j'ai multiplié par 9 la valeur de mon PEA, en jouant sur des petites valeurs et sur les trackers CAC40 type BX4 pour me couvrir dans les marchés baissiers. En 2011, ce PEA fait plus de 425.000 euros. Il a stagné pendant deux ans, car j'ai préféré jouer la sécurité, l'essentiel de mes économies étant investi dedans.

2013 et 2014, les incertitudes européennes se sont calmées avec le QE. J'ai repris un peu plus d'initiatives. Fin 2014, mon PEA touche un nouveau plus haut à 580.000€.

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DE GIRO 2

+150% sur Réalités, +55% sur INFE...quand faut-il prendre ses bénéfices ?

Audience de l'article : 1801 lectures
Nature de contenu : Edito
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J'ai pu prendre mes bénéfices sur une partie des lignes que je détenais dans mon PEA  cette semaine, à savoir le promoteur Réalités et l'entreprise de BTP "INFE", après des gains de 150% sur Realités et plus de 55% sur INFE.

Beaucoup d'articles financiers et de formations vont vous proposer diverses stratégies pour trouver les meilleures pépites (si vous souhaitez connaître les plus efficaces sur les small caps, cette formation vous sera certainement utile !). Mais le sujet de la vente est souvent délaissé. Ce sera donc l'occasion de voir avec vous à quel moment il faut vendre une action.

Lorsque j'ai acheté Realités à 6,20€ (printemps 2016), les données étaient simples pour moi : j'avais une société valorisée à 16M€ par le marché, qui réalisait un bénéfice net de 2,5M€ et une capacité d'autofinancement de plus de 4M€, dont l'activité était en pleine croissance, dont les capitaux propres tangibles (25M€) étaient largement supérieurs à la capitalisation, le tout sur un secteur (la promotion immobilière) en phase ascendante du cycle.
En clair : une belle anomalie de marché à saisir !
Après mon achat, le cours a progressé assez vite, avant de stagner pendant plusieurs trimestres entre 9 et 10€. je n'ai pas vendu à ce moment, parce que l'anomalie de marché persistait, la société restait franchement bon marché.

Puis il y a eu une nouvelle impulsion haussière, avec un cours qui a dépassé les 15€ après versement d'un coupon de 0,50€...et là les données sont devenues différentes : capitalisation de 40M€, pour un résultat net de 3M€ et des capitaux propres tangibles voisins de 27M€. L'activité de la société reste très bien orientée (réservations en hausse de 44% à fin 2016), et son cours pourra sans problèmes dépasser les 22€ d'ici 18 mois à 2 ans si l'activité continue de progresser ainsi, mais il n'y a plus aujourd'hui d'anomalie de valorisation : la société, avec un PER de 13 et une capitalisation nettement supérieure aux capitaux propres est pour moi à son prix.

Comme je ne serais plus prêt aujourd'hui à l'acheter, j'ai décidé de prendre mes bénéfices.

REALITES

Pour INFE, c'est exactement la même démarche que j'ai eu : 

Au moment de mon achat (un peu au dessus de 50€), c'était un exemple type des valeurs que je peux trouver en suivant la méthode "deep value expert", à savoir une valeur largement décotée sur son actif net liquide, avec un potentiel d'au moins 50%. A 80€ par contre, la capitalisation d'INFE devenait proche de ses capitaux propres tangibles, et au vu de son parcours des années précédentes, il n'y avait pas de raisons d'anticiper une forte croissance de la société qui aurait justifié de conserver malgré tout le titre : INFE était proche de son prix, et je n'aurais plus été prêt à l'acheter à 80€.

La décision de vendre une valeur n'a en fait aucun rapport avec votre cours d'achat. Peu importe que vous ayez réalisé 150%, 50% ou -20% dessus. A la limite, oubliez cette donnée inutile et parasite qu'est votre cours d'achat ! 

Posez vous juste la bonne question "Est-ce que je serais encore prêt à acheter ou à me renforcer sur ce titre aujourd'hui parce qu'il est anormalement décoté ?"

Si la réponse est "non", vous pouvez vendre, et n'oubliez pas que sur les small caps peu liquides, il vaut mieux le faire un peu trop tôt quand la valeur bénéfice d'un fort engouement et de bons volumes d'échanges que trop tard (les volumes chutent rapidement quand la tendance se retourne, et il devient plus difficile de sortir dès que vous avez une grosse ligne !)

 

 

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