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Charles Dereeper

Charles Dereeper

Rédacteur, éditeur, entrepreneur, trader...

Je vis en fonction de l’intuition, du coeur et de la possibilité de mourir à chaque instant. Pas de vie sans création quotidienne ! 

Je mets à la poubelle la culture chrétienne et le reste des religions pour neuneus attardés qui veulent nous faire gober qu'il existe trois dieux uniques (car 3 = 1, ben oui quoi, c'est un truc religieux, nous les quiches, on peut pas comprendre, c'est que eux) dont en plus, nous serions séparés (ben oui, si dieu est déjà en nous, on n'a plus besoin de se soumettre à des religieux assoiffés de domination... leur seule solution consiste à nous raconter qu'on est tout seul et dieu est ailleurs. Bien sûr, on peut lui dire bonjour, mais à condition de prendre une carte de membre...).

En fait, en considérant que nous sommes tous connectés ensemble nous les humains basiques, la vie retrouve son sens perdu et on peut se passer sans souci de cette morale catholique bidon...

Sinon, j'ai tenté du mieux que j'ai pu, d'effacer ce que m’ont raconté les profs gochos de mon enfance (yavait du boulot), l'éducation plus qu'inefficace de mes parents et toutes les âneries que l’Etat français a tenté de m’imposer pour me tenir en laisse...

Je suis totalement contre le dogme du profit maximal, qui égare la majorité des humains et qui détruit tout !

J'ai besoin autour de moi de gens électrons libres, insoumis aux normes sociales vicieuses et visqueuses et insoumis à leurs propres peurs !

Un spécial remerciement éternel pour Alain qui en 2001 / 2003 m'a offert le plus précieux des cadeaux.


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Racheter ses actions en bourse avec ses bénéfices, est ce vraiment une bonne idée de croissance d'une entreprise ?

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On connait tous l'histoire d'Arnaud Lagardère qui s'est endetté à titre perso pour racheter ses propres actions en Bourse. Il est en faillite personnelle virtuelle au vu des actifs inférieurs à son endettement quelques années plus tard. Comme il fait partie de la haute élite française et qu'il contrôle vaguement un machin qui produit des armes, les banques lui ont foutu la paix.

Mais son expérience est intéressante. Le 28 août 2008, Dominique D'Hinnin de Lagardère déclarait qu'il avait annulé 3% du capital en ayant racheté au plus haut en 2007 des titres en Bourse.

Cela revient à investir les bénéfices de leur activité sur leurs propres actions dont les cours pouvaient s'effondrer et se sont effondrés... Quelle est la pertinence de ces stratégies managériales ? Les élites capitalistes n'ont elles plus aucune idée de croissance et de développement et préfèrent réduire le flottant au risque de tout perdre ? 

Je pense à ces dizaines de milliers de salariés qui ont travaillé sous pression pour atteindre un résultat économique qui a été investi dans du vent, un cours boursier.

La question de la croissance des entreprises m'a toujours fasciné. Je crois que les plus avisés si on fait abstraction de GE qui est une machine à part dans le monde économique de la croissance par rachat externe, sont Apple et Google qui stockent l'argent sans le distribuer ni l'investir en attendant l'occasion unique. Ne rien faire vaut souvent mieux que de tenter des projets mal ficelés sous la pression des marchés financiers et actionnaires qui aboutissent à de la destruction de valeurs. On enscence dans les médias corrompus les deals de rachat énormes en taille. Ce que personne ne précise, ce sont les statistiques de création de valeurs 5 ans après la réalisation de ces fameux deals. Elles sont massivement négatives selon le Boston Consulting Group et d'autres spécialistes.

Si on y réfléchit bien, les analystes financiers et autres investisseurs attendent des taux de croissance de 10 à 15% chaque année, alors que de nombreux marchés économiques sont bornés par le haut, soit parce que un minimum d'intervenants se partagent les parts de marché et que se développer contre eux est trop couteux, soit parce que le nombre de consommateurs pro ou privés sur le créneau n'est tout simplement pas expansible.

Je constate avec les années que de nombreux chefs d'entreprises cotées en bourse ou non échouent, ce qui est logique, mais que de l'autre côté de la barrière, la pression des 10 à 15% par an est toujours là. Il y a des jours, je me dis que la gestion des multinationales est comme une pièce de théâtre. Pas possible que les gens se mentent à eux mêmes. Chacun joue son rôle sans y croire dans le fond...

Charles Dereeper 
crisedusiecle
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