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Editas, une biotech qui a progressé de 160% en 8 semaines avec Bill Gates et Google comme actionnaires

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Quand une action grimpe en flèche de 160% en l’espace de seulement deux mois, c’est spectaculaire et cela ne passe pas inaperçu ! D’autant moins inaperçu, lorsque des investisseurs comme Bill Gates ou Google ont misé dessus.

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La valorisation qui a réalisé cette performance ? L’action de la biotech Editas. Cette entreprise basée à Boston a l’ambition de révolutionner la médecine, en proposant de corriger l’ADN des personnes malades.

Le seul inconvénient ? La société n'a jamais testé cette technique sur le génome humain. Les scientifiques ont travaillé et fait des tests sur des souris et des porcs dans un laboratoire, mais la technologie est loin d’être encore au point pour les hôpitaux. La valeur de l’action a décollé subitement, et le trend est haussier. Même si un creux devait intervenir, le titre pourrait nettement s’apprécier sur le long terme.

Selon Michael King, un analyste de JMP Securities qui suit plusieurs dizaines valorisations biotechs, cela dépasse tout entendement. Car c’est la première entreprise côtée qui bénéficie d’une dynamique aussi positive, d’une tendance aussi marquée. La technique de modification génétique est connue sous le nom CRISPR. L'année dernière, Science Magazine l’a surnommée la «percée de l'année." Les scientifiques vont littéralement éliminer les gènes défectueux et les remplacer par des gènes qui sont sains. En cas de succès, il pourrait changer la façon dont les médecins traitent certaines pathologies. On peut citer entre autre la  fibrose kystique, la dystrophie musculaire ou la drépanocytose.

Environ 6 000 maladies sont causées par des mutations génétiques, selon le laboratoire de recherche Cowen and Company.

Mais cela ne s’arrête pas là. La technique pourrait probablement être utilisée pour choisir les caractéristiques d’un nouveau né comme les cheveux ou la couleur des yeux.Néanmoins, Editas tient à éviter toute polémique, en précisant qu’elle travaille bien sur le traitement de maladies, et non pas sur le fait de commander des bébés sur commande.

Editas ne possède pas exclusivement la propriété intellectuelle du processus de CRISPR. Il est utilisé partout dans le monde et il y a actuellement une énorme guerre des brevets pour déterminer qui l'a réellement découvert en premier. En bref, il y a beaucoup de batailles juridiques et des obstacles réglementaires en perspective pour Editas. Le marché n’est pas simple et fort concurrentiel.

Pourtant, les investisseurs sont confiants et ont les yeux miroitant pleins de billets verts. Une majorité anticipe que la compagnie est en mesure de faire breveter CRISPR et d’autres procédés encore qui  pourraient traiter des maladies spécifiques.

Fondée en 2013, Editasa  initialement recueilli des fonds auprès d'entreprises en capital-risque de premier rang dans le secteur des soins et de la santé. Un peu plus tard, des investisseurs tels que Bill Gates et Google sont entrés dans le capital de la société. Afin d’augmenter d’avantage ses capitaux, Editas a fait une introduction en bourse au début du mois de février. Le titre se négocie maintenant sur le Nasdaq sous le code "EDIT".

Le prix d'introduction était de 16 $, mais le cours de l’action a progressé rapidement. Un peu moins d’un mois plus tard, le 8 mars, le titre a clôturé à plus de 40 $. Un étonnant bond de 150% ! Et cette semaine, il a atteint un niveau record en fin de séance avec un peu plus de 42 $ l’action.

EDITAS


Editas a annoncé qu’elle prévoit de commencer des essais sur des humains dès 2017, mais elle respectera en tout état de cause les règlementions imposées par les divers organismes de régulation. Pour ses débuts de pénétration sur le marché, la société prévoit de se concentrer sur un remède contre la cécité. Il fonctionnera par le biais de mutations génétiques. La société utilise son cash-flow disponible et table sur un recrutement de qualité.

La concurrence travaille aussi sur ces technologies. Cependant, elle n’a pas proposé des actions à vendre aux investisseurs.

L’analyste de chez Cowen and Company, Phil Nadeau, conclut la chose suivante : il est compliqué d’évaluer la juste et réelle valeur d’achat d’EDIT, car même si un bon nombre de solutions sont quasiment élaborées, elles restent  loin du stade de la commercialisation.

William Finck
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