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Sacha Pouget

Sacha Pouget

J'ai une expérience de 10 ans en salle de marchés chez BNP Paribas, Royal Bank of Canada et Crédit Agricole Cheuvreux. Je me focalise uniquement sur les société de Biotechnologie, qui disposent des plus forts catalyseurs de hausse sur le marché en un minimum de temps. Je m'intéresse plus particulièrement aux sociétés qui disposent d'un Momentum avec un calendrier favorable pour leurs publications d'études cliniques.

Je tire ma performance de ma stratégie de trading parfaitement adaptée aux sociétés de biotechnologie (la stratégie PRE-CATALYSTE), qui m'a permis de multiplier mon capital par plus de 3 en 3 ans (mes clients en sont témoins) tout en ayant un risque maîtrisé. Auteur d'un Livre sur les investissements dans le secteur de la Santé, j'ai développé des méthodes d'analyse et de sélection de valeurs propres à mon secteur. 

Mes modèles d'inspiration sont Paul Tudor Jones et Jean-Marie Eveillard pour l'aspect Gestion – Money management, et les livres de Mike Havrilla "The Ultimate Guide to Biotech Stocks" et de Tony Pelz "The Biotech Trader Handbook" pour l'aspect trading. Mon site internet : http://sachapouget.com/

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comprendre comment les sociétés cotées biotechs mettent des médicaments sur le marché

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Le process de mise sur le marché d’un médicament est long et coûteux. Une étude menée en 2003 a fait état d'un coût moyen de 800 millions de dollars pour amener un nouveau médicament sur le marché. Une autre étude, publiée en 2006, avance des chiffres qui peuvent varier entre 500 millions et 2 milliards de dollars (source :ezinearticles). Concernant la partie Développement, la Recherche comprend les Études précliniques et les Essais cliniques (qui comportent quatre phases).

 

 

 

·        Les Études précliniques

 


L’industrie pharmaceutique doit d’abord découvrir des structures chimiques en vue de les synthétiser et, par la suite, soumettre ces substances à des études en laboratoire et à l’expérimentation animale.
Les substances qui présentent des effets biologiques prometteurs font l’objet d’études plus poussées. Les études précliniques sont généralement menées dans les laboratoires d’entreprises pharmaceutiques ou dans des centres universitaires. Lorsqu’une substance a été retenue comme médicament potentiel, un expert en pharmacologie analyse ses principaux effets biologiques, sa durée d’action et ses effets indésirables chez diverses espèces animales. Les études pharmacocinétiques effectuées chez l’animal permettent d’établir le taux d’absorption, le volume de distribution, le métabolisme et l’élimination de la substance. Des études de toxicité sont réalisées en vue de déterminer les effets mutagènes et tératogènes du pro duit. Les composés qui satisfont aux exigences de ces études préliminaires sont soumis à d’autres analyses pour permettre de déterminer quelles seraient la meilleure posologie et la meilleure voie d’administration. Il est ensuite possible que l’on choisisse de poursuivre la recherche sur une substance donnée. Il faut compter de deux à quatre ans pour atteindre ces objectifs. À ce stade, on soumet aux organismes de réglementation une demande d’autorisation en vue d’administrer le nouveau médicament potentiel (NDR : nouveau médicament de recherche) à des humains. Cette étape est effectuée selon des modalités bien définies pouvant s’étendre sur quelques mois avant qu’il en résulte une approbation. Au cours de ce processus, les données précliniques sont examinées par un organisme de réglementation national compétent, tel que la Food and Drug Administration (FDA) aux États-Unis ou la DGPS au Canada. Étant donné que ces organismes suivent des démarches semblables, on effectue souvent des études multicentriques faisant appel à des protocoles similaires dans les deux pays.

 

 

 

Les Essais cliniques

 

 

 

·        PHASE I

 

 

 

Ces études portent sur un petit nombre de volontaires normaux en bonne santé. Le principal objectif est d’évaluer la tolérabilité et l’innocuité du médicament. Dans un premier temps, on administre une dose unique et, par la suite, des doses multiples. Les études pharmacocinétiques et pharmacodynamiques chez l’humain doivent être réalisées sous surveillance médicale étroite, et l’on doit vérifier constamment la présence d’effets indésirables chez le patient. Pendant la phase I, on poursuit les études chez l’animal en vue de déceler toute toxicité et cancérogénicité potentielle.
 

 

·        PHASE II

 


 À ce stade, on évalue l’efficacité et l’innocuité d’un nouveau médicament en réalisant des études pilotes chez des patients souffrant de la maladie qui fait l’objet de la recherche.
Ces études sont généralement de courte durée et peuvent être soit contrôlées contre placebo ou comparées avec un traitement classique. La phase II a pour but de déterminer quels sont la meilleure dose, le meilleur intervalle entre les doses et la meilleure voie d’administration. Ces études fournissent souvent des renseignements essentiels à la réalisation des essais de la phase III. Cette dernière fournit des données définitives en ce qui a trait à l’efficacité et à l’innocuité du nouveau médicament. Pendant cette étape, on poursuit l’expérimentation animale portant sur la toxicité et la cancérogénicité de la substance.

 

 

 

·        PHASE III

 

 

 

Les études de la phase III portent généralement sur un grand nombre de sujets; elles ont pour but de démontrer une efficacité à court ou à long terme et de fournir des données additionnelles sur l’innocuité. Pendant cette phase, on compare généralement les effets d’une dose précise du nouveau médicament avec ceux d’un traitement classique, dans des conditions analogues à celles qui prévalent dans un cadre clinique normal. Les résultats de l’étude permettent d’établir le profil thérapeutique du médicament et ainsi d’en déterminer de façon définitive les indications, la posologie, la voie d’administration, les contre-indications, les effets indésirables et les interactions possibles avec des médicaments administrés en concomitance. La durée des phases II et III est souvent de trois à cinq ans. À la suite de la collecte de données pertinentes issues des études des phases II et III, on soumet une demande de commercialisation aux organismes de réglementation (PDN : présentation de nouveau médicament). Les données sont alors examinées soigneusement par des experts du gouvernement. Ensuite, il peut s’écouler encore deux ans avant l’obtention d’une approbation de commercialisation, mais c'est assez variable.

 

 

 

·        PHASE IV

 

 

 

Une fois la mise en marché approuvée, l’évaluation du médicament se poursuit : des études cliniques portant sur des médicaments approuvés ou déjà sur le marché sont réalisées en vue de recueillir des renseignements additionnels sur les effets indésirables du médicament à l’étude, de le comparer avec d’autres traitements et de déceler des interactions médicamenteuses. Étant donné que les effets indésirables graves présentent un faible taux de prévalence, les études de surveillance de la phase IV (surveillance post commercialisation) représentent souvent le seul moyen adéquat de déterminer le profil d’innocuité des nouveaux médicaments. Au cours de cette étape, des études additionnelles peuvent être menées dans le but de définir de nouvelles indications et préparations, et d’explorer les effets de l’association de ce médicament avec d’autres médicaments existants. Bien que les connaissances sur un nouveau produit pharmaceutique augmentent au fur et à mesure que l’on franchit les diverses étapes de la recherche clinique, les effets d’un médicament ne sont jamais connus à 100 %. Tous les résultats pertinents doivent être documentés et communiqués, quelle que soit la période écoulée entre la découverte de ces renseignements et l’approbation de commercialisation.

 

 

 

Sacha Pouget

 

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