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La recherche de rendement pour nos patrimoines financiers est de plus en plus compliquée à concrétiser.

Les banques centrales ont lancé une énorme guerre au cash et à la rente. En clair, plus rien ne rapporte.

Il faut désormais prendre des risques et souvent travailler pour réaliser du rendement avec ses capitaux.

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Dans une économie de consommation, le job de distributeur est roi. 2015 confirme la règle. Ceux qui ont gagné en bourse en ont tenu compte !

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Deena Friedman, gestionnaire référant du portefeuille « Fidelity Select Retailing » a obtenu les meilleures performances parmi les mutual funds à travers le monde.

TOP 10 FONDS COMMUNS DE 2015

Son secret ne révèle pas, en fait, de méthodes révolutionnaires. Il s’appuie sur la recherche d’entreprises qui possèdent un potentiel de développement important. Le principe pour y arriver est de tenir compte des secteurs qui boostent la croissance américaine. C’est le cas des sociétés du commerce électronique et de la distribution. Ces valorisations battent les résultats du top 10 des capitalisations du S & P 500, avec un rendement moyen de 10.5% (7.5% pour le secteur des soins et de la santé). Le S & P 500, a quant à lui, sur la même période, seulement enregistré une hausse de 2.2%.

2015 RETOUR 10 GROUPES DE LINDUSTRIE

Deena Friedman a donc fait beaucoup mieux que ses concurrents et les différents marchés boursiers. Au total, ce sont 563 mutual funds qui sont gérés avec un capital minimum de 1 milliard $. 80% d’entre eux sont établis aux US. Basé à Boston, Fidelity Retailing offre des gains de 19%, des chiffres de très bonne facture.

Le concurrent le plus proche, le fonds « Fidelity Select IT Services » affiche un rendement inférieur, d’environ 14%.

Pour la petite histoire, Mme Friedman a fait ses débuts dans le département des ressources humaines chez Goldman Sachs, après avoir obtenu un diplôme en sociologie à l'Université de Columbia en 1990. Affecté par un plan de licenciement, elle est retournée étudier pour décrocher un MBA dans la finance. Elle a été motivée par les moyens et la psychologie qu’il faut mettre en place pour avoir de bons résultats. Elle est arrivée chez Fidelity Retailing, après avoir passé une dizaine d’années chez Morgan Stanley. Elle a pu suivre des sociétés spécialisées dans la restauration pendant 13 ans. Elle a beaucoup appris et trouver les leviers qui font d’une entreprise, une valeur rentable sur le long terme.

Contrairement, à la politique de nombreux gestionnaires de fonds, qui misent sur des actifs à forte volatilité dans l’espoir de trouver des rendements maximaux ; Fidelity Retailing adopte une stratégie nettement plus prudente.

Benjamin Graham et David Dodd ont été les initiateurs théoriques de cette manière de procéder dans les années 1930.

Ils ont inspiré Warren Buffett, dont la société holding Berkshire Hathaway bat en termes de performances, le S & P 500 de 4.5% par an depuis 1999, selon le quotidien financier Bloomberg. Ces investisseurs se concentrent sur les événements qui révèlent de l'état de l'économie et son potentiel, comme le bénéfice, les dividendes, les flux de trésorerie et le bilan…. Il y a en fait, l’approche value. On va investir dans une action qui n’est de préférence pas surévaluée et qui présentent de solides perspectives de croissance. Mais il y a aussi, le souci du rendement par le biais du versement de dividendes, si possibles réguliers. Ce qui permet de booster la rentabilité sur le long terme par le principe des intérêts composés.

Fidelity Retailing a développé son portefeuille autour de 46 entreprises directement impactées par la consommation américaine. Le fonds a d’ailleurs considérablement renforcé ses positions autour de 6 capitalisations phares, Amazon.com, Priceline, Netflix, AutoZone, Home Depot et O'Reilly Automotive.

Bix Six Friedman

Au niveau du S & P 500, Netflix arrive en tête en 2015 avec un rendement ajusté de 140%, suivi par Amazon avec 114%.

En outre, Netflix dispose de la croissance la plus rapide parmi l’ensemble de ces sociétés. Fidelity Retailing, entre juin et juillet 2015, a consolidé sa position en achetant 756 000 actions. L’exposition à Netflix après cette opération est 16 fois plus importante qu’initialement. Amazon est devenu la 5e position du fonds la plus importante en 2015, tandis que Home Depot a progressé de 17%.

Friedman affirme que Netflix est un choix approprié dans une recherche de valeurs gagnantes sur le long terme avec des fondamentaux solides, c’est-à-dire qui présentent des opportunités de développement à l’international et une capacité à tirer profit de l'e-commerce.

Elle a, en outre, qualifié Amazon comme un disrupteur clef, car son potentiel de création de richesse est immense et varié.

Actuellement, la stratégie de Fidelity qui consiste à investir dans les actions propres au secteur de l’e-commerce et la distribution porte ses fruits. Les gains sont quasiment deux fois plus conséquents par rapport à d’autres fonds misant sur des valeurs de la consommation plus classiques, (soit 10.4% de mieux en moyenne pour un investissement de plus de 500 millions $).

Les Etats-Unis poursuivent une 7e année de marché haussier malgré les turbulences qui ont eu lieu ce début  2016. Le Dow Jones et le S & P 500 n’ont en réalité que très peu varié sur un an glissant. C’est en tous cas ce que soutient Friedman, qui opte plus pour un scénario de stagnation de l’économie.

Elle conclue en disant, que le moment où l’on investit ne compte pas vraiment, ce qui est primordial selon elle c’est la destination finale, et de sortir par le haut avec sa position.

William Finck
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