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Charles Dereeper : Peut on s’enrichir encore en France ? Doit on continuer ou arrêter de travailler ?

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(article du 20 septembre 2011)

Je suis tombé sur un graphique qui en dit long sur le côté castrateur de l’Etat français. Vous savez que j’ambitionne tous les mois de convaincre des indépendants travaillant par internet de quitter la France et laisser les vieillards menteurs arnaqueurs gérer le vilain système sans avenir qu’ils ont créé.

Certes, certains pensent encore que la dette des Etats, et la dette de la France en particulier, n’est pas un problème car nous sommes riches de x milliers de milliards d’euros. Ce qu’il y a de renversant, c’est qu’on prend 1800 milliards d’euros de dettes et qu’on les compare aux actifs des Français. On nous explique qu’on peut monter l’endettement de l’Etat à 33% comme un ménage sans que cela pose problème puisqu’on peut rembourser en vendant nos actifs. Petit souci comptable, les entreprises et les ménages français, qui détiennent les fameux actifs évoqués pour couvrir les dettes de notre état, sont eux-mêmes largement endettés. Du coup, les ratios réels sont nettement moins jolis que les fables racontées par notre élite.

Surtout, mon père part à la retraite dans un semestre. Il me racontait récemment combien il allait toucher en comparaison de ce qu’il touche en ce moment. Il m’exposait aussi ses stratégies de vie liée à la réduction de son pouvoir d’achat. Si on multiplie son cas de figure par 3 millions de baby boomers, d’ici 2020, et que le concept de downsizing se met réellement en place, mais comment peut on espérer seulement une seconde qu’après la crise et l’orage de la galère financière actuelle, la croissance reviendra comme avant ? J’ignore comment autant d’humains peuvent se persuader que la terre est totalement carrée alors que tous les indicateurs nous la montrent ronde !

Il ne fait plus aucun doute que nous allons emprunter le tunnel du Japon avec une progression anémique des PIB occidentaux et une fiscalité assommante. La prochaine décennie est défavorable et oblige les malins de ma génération à optimiser à l’international leurs stratégies de vie pour s’échapper.

Je tiens à souligner qu’ObjectifEco m’apporte de plus en plus de contacts de Français installés à l’international, certains réussissant très bien et m’inspirant même des stratégies. Internet rend accessible et facile le franchissement de cette porte de la liberté qu’est l’internationalisation. C’est extraordinaire.

J’en arrive au point du jour qui est de dégoûter ceux qui restent. J’en profite pour répondre à un lecteur qui nous expliquait qu’il avait levé le pied pour continuer à vivre en France tranquille. Je conçois pleinement cette stratégie qui consiste à abandonner l’efficacité et le rendement de sa carrière professionnelle au profit de sa vie personnelle (notamment profiter de ses amis et de sa famille sans trop bosser ou grâce au sponsoring des assedics…). Je compte d’ailleurs ouvrir une rubrique aux témoignages de cette population pour défendre leur point de vue et montrer à tous qu’ils sont eux aussi dans le vrai.

Nous savons tous que depuis trois décennies, la croissance mondiale a été record. Jamais l’environnement économique n’a été plus favorable à la création de richesse. Pensez vous que les Français en ont profité de ce gros gâteau géant mondial ?

J'ai fait quelques recherches pour mettre en valeur relative ces chiffres et prendre pleinement conscience de la réalité qu'est notre pays ! 

 

Population américaine : 310 millions. Donc 1% de millionnaires.

Population japonaise : 128 millions. Donc 1,35% de millionnaires (ça paye l’export…)

Population allemande : 81 millions. Donc, 1,14% de millionnaires (mais il y a l’ex RDA, donc l’export, c’est confirmé que ça paye bien…)

Population anglaise : 61 millions. Donc, 0,74% de millionnaires (ah, moins bon là…)

Population française : 65 millions. Donc, 0,61% de millionnaires (moitié moins que les autres grands pays…) 

Question 1 : mais où est donc passé le pognon en France ?

Question 2 : après une décennie future de stagnation économique, à votre avis, combien de richesses individuelles vont être créée en France vu que pendant trois décennies favorables, très peu sont parvenues à en tirer quelque chose ?

Question 3 : si on enlève les rentiers et nombreux grands propriétaires qui se repassent depuis des décennies, voire des siècles, du patrimoine immobilier, combien est le taux réel de millionnaires créé par le système économique français ? Rappelons qu'en 1880 aux USA, on jouait encore aux cow boys et aux indiens... Que le Japon était tribal, pendant que la noblesse européenne dominait le monde, richissime d'actifs accumulés pendant des siècles !

Mes détracteurs aiment à me répondre que l’argent ne fait pas le bonheur d’une vie.

Je leur réponds : pourquoi continuer à travailler dans un système qui ne récompense pas l’effort mais qui le spolie ? J’approuve à 100% ces millions de français qui ne veulent plus bosser. Pourquoi le feraient ils ? Statistiquement, il n’y a qu’une très faible probabilité d’obtenir une récompense matérielle.

Concernant l’importance des moyens financiers dans le confort d’une vie, je réponds : qu’en savez vous vraiment que l’argent ne permet pas d’obtenir une forme enviable de paix et d’absence de stress d’adaptation ? Vraiment, cela ne permet d’accéder à une forme de bonheur ? Vraiment, l’argent ne constitue pas le meilleur des tremplins pour se développer à titre personnel, dans d’excellentes conditions et atteindre un bon équilibre ? Vraiment ? Et si vous aviez tort ? Et si l’argent facilitait au contraire l’accès au bonheur ?

 

Charles Dereeper

www.charlesdereeper.com

Je vous remercie de continuer à m'envoyer vos témoignages d'expatriation ou projets économiques pour travailler à l'international. Les rubriques s'étoffent petit à petit comme vous pouvez le constater sur cette page : http://www.objectifeco.com/nos-forums/viewforum.php?f=16&sid=5b43975780d5ffeb65e7a338eea7175e



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Commentaires

Le 20 septembre 2011 par : Stifler

L’argent ne fait peut-être pas le bonheur mais en tout cas, il y contribue très fortement.


Le 20 septembre 2011 par : loic29

Bonjour Charles et merci pour tes billets toujours piquants. Pour ma part, j’envoie ce poste car je suis actuellement en Thaïlande où je fais une étude de marché sur les prix du papier format A4. J’aimerai savoir s’il est possible de suivre le cour du papier avec des graphiques en chandeliers japonais, si oui sûr qu’elle plateforme dois-je aller ? Si quelqu’un à la réponse, merci d’avance.


Le 20 septembre 2011 par : loic29

Je viens de trouver un site gratuit et très complet de graphique en ligne mais je suis incapable de savoir si je peu y trouver les cours de papiers. Si certain trader peuvent m’aider je leurs en serait reconnaissant.

Je met le lien du site qui peut intéresser d’autres personnes que moi : http://www.freestockcharts.com


Le 20 septembre 2011 par : Sinclair

Pour répondre à la question du titre, on peut évidemment s’enrichir en France. J’ai monté ma boite et j’en ai tiré un bénéfice financier satisfaisant (ainsi que la fierté d’avoir initié un projet humain passionnant).

La fiscalité n’est un problème que lorsque l’on est en compétition avec des entreprises d’autres pays où le coût du travail, toutes choses étant égales par ailleurs, est inférieur. C’est pourquoi j’avais ciblé un marché où la compétition était franco-française. A partir de là, aucun souci quelque soit le montant des taxes, du moment que nous restions les plus performants, car les concurrents jouaient avec les mêmes règles.

J’ai souvent noté que beaucoup se plaignent des impôts pour justifier leurs échecs alors qu’ils sont tout simplement incompétents.

Sinon, je trouve pertinent de s’expatrier pour monter un business, pour rechercher des mentalités plus proches de la sienne, pour le climat, bref pour un choix de vie différent.

Quand à l’indicateur proportion de millionnaires, cela reflète plus les inégalités qu’autre chose...


Le 20 septembre 2011 par : Slump

"L’argent ne fait pas le bonheur", c’est un proverbe inventé par les riches pour ne pas que les pauvres se révoltent :)


Le 20 septembre 2011 par : Harry Haller

Bonjour,

A propos de mon commentaire où j’expliquais m’être mis au vert, il ne faut pas faire d’un cas personnel une généralité, mais simplement mon cas semble cristalliser certains traits des trente-quarantenaire que nous sommes :

Sentiment : A vingt ans on parlait, l’air goguenard, du déclin de la France, aujourd’hui l’Europe de paille qu’on a bâclé pourrit doucement, tel un grand et paisible protectorat mou, vide de volonté.

Générations : nous aimons nos parents qui nous ont élevé de leur mieux, mais il n’y a eu aucune transmission de valeurs de la part des soixante-huitards, antinomie de la génération de leur parents, pas pour la nostalgie de la guerre - l’occupation - mais la droiture morale, le courage, l’espoir.

Le conflit générationnel : encore plus en région parisienne qu’ailleurs, nous sommes à la frontière entre ceux qui détiennent tout - immobilier, retraite, sécu - et les jeunes qui n’auront rien. Pas plus que de valeurs, la courroie de transmission semble cassée.

Avenir et mondialisation : je rejoins le commentaire de Sinclair, c’est possible de développer un business en France... mais il va falloir très bien le choisir. Hormis les secteurs liés à la Disneylandisation du pays, il ne restera bientôt que l’assistanat et l’International.

Clairement, aujourd’hui les jeunes de 20-25 ne sortent pas plus avancés de l’école que nous avant, absence d’orientation, de culture économique, tête farcie de revendications débiles, tout-tout-de-suite...

Charles, je pense en effet qu’un forum sur l’in-patriation ou le Pandemonium de l’émigration serait intéressant. J’ajouterai un forum (contradictoire ?) pour tout les réussites en France et les conseils aux jeunes entreprenants.


Le 20 septembre 2011 par : Bacchus

Bonjour ,

Ancien lecteur de Mr Mathy sur son blog puis son site , j’ai découvert votre site sur lequel je me connecte tous les jours .

Concernant votre Père , j’attends comme lui de valider ma retraite ( 14 trimestres ) puis j’envisage également de partir ...et pourtant j’habite sur la Côte

La destination que j’étudie est la République Dominicaine

Pourquoi Partir ??? pour respirer un air médiatico politique moins polué ........mais continuer la bourse

Cdt @+


Le 20 septembre 2011 par : cook

L’argent ne fait pas le bonheur, mais son absence peut fortement contribuer au malheur, si elle est subie....

Personnellement, pour des raison éthiques, gagner de l’argent ne m’a jamais intéressé, et je n’ai donc jamais eu la motivation de rejoindre le grand cirque du marché du travail. Je considère que la seule vraie richesse, c’est le temps disponible pour faire ce que l’on souhaite. Donc, perdre du temps pour gagner beaucoup d’argent, très peu pour moi. Surtout qu’en y réfléchissant bien, je suis arrivé à la conclusion que le temps perdu à gagner plus d’argent n’était jamais compensé par le temps gagné en dépensant plus d’argent. J’ai préféré investir mon temps et mon énergie à me débrouiller avec peu d’argent. Et à distinguer ce qui m’était vraiment nécessaire de qui était futile. Puis à faire le tri dans ce qui était futile, pour déterminer ce qui était rentable à mon bonheur : les objets, les activités utiles à mon épanouissement. Tout le reste, on peut s’en passer allègrement ! Non seulement la facture quotidienne se retrouve considérablement allégée, mais on se sent soulagé, car au final, la possession de biens matériels finit par nous oppresser, entre l’accumulation, le stockage, l’entretien, la peur de les perdre, etc... L’esprit est plus libre, plus léger quand il n’est pas trop alourdi par tous ces détails.

Bref, j’ai choisi de vivre avec très peu d’argent, donc je ne l’ai pas subi, et je me porte bien, voir très bien ! Et j’ai l’impression d’arriver à ne plus vivre sous le joug de l’argent. Autre luxe qui n’a pas de prix.

Dans mes rêveries utopiques, je songe à l’abolition du travail (pas de l’argent, ce n’est qu’un moyen). Tout le monde aurait un revenu de subsistance, et serait libre d’effectuer les heures qu’il souhaite pour accomplir les tâches nécessaires et superflues. Je crois naïvement en la nature de l’homme, et si on arrivait à détacher la valeur "travail" de la valeur "gain" ou "argent", on serait peut-être moins productifs, mais sûrement plus constructifs, et certainement plus durables dans les choses créées.

Donc, avec ce raisonnement en tête, j’aurais tendance à conseiller d’abord de se libérer de l’importance que l’on donne à l’argent. Il en faut un minimum, mais pas trop, sous peine d’avoir son raisonnement insidieusement biaisé par l’accumulation de fortune. Dans la pratique :
- à l’échelle d’un pays, instaurer un mécanisme pour que l’argent qui est immobile perde de sa valeur (en plus de l’inflation !). Une sorte d’amende pour l’argent dormant, l’argent de rente...
- interdire les taux d’usure. Même si je suis tout sauf pour la religion, il faut quand même se dire que si la bible interdit l’usure, c’est pour une bonne raison. Les taux devraient être fixés à 1 ou 2,5% maximum. L’idée de ces deux mesures étant d’arriver à rendre plus rentable la circulation de l’argent que son placement.
- encourager les gens à se connaitre mieux, pour définir leurs vrais et propres besoins, pas ceux engendrés par la société.
- pour ensuite, en ayant moins besoin d’argent, avoir moins peur de se libérer d’une activité qui ne leur plait pas (conditions de travail ou direction insupportables), et plus d’enthousiasme à rechercher/découvrir/créer une activité qui leur sera suffisamment plus souriante pour accepter le risque lié au changement, à la nouveauté. Et ceci pourrait se pratiquer, ici ou ailleurs.

Je pense sincèrement que l’impulsion ne viendra pas du haut, mais d’en bas. Si les gens changent leurs habitudes, alors le corps politique sera bien obligé de suivre....

Et donc qu’il est vain, à mon sens, de continuer à chercher à s’enrichir (en argent). C’est, toujours à mon sens, une chimère de courir après la fortune, en espérant que celle-ci va résoudre définitivement les problèmes que souvent, elle ne peut camoufler que temporairement.


Le 20 septembre 2011 par : Timtim

Bonjour,

En lisant vos commentaires, je crois que cela va dépendre des personnes. Pour certains l’argent fera leur bonheur et pour d’autre leur malheur. J’ai perdu 2 personnes de mon entourage dernièrement. Des revenus (trop ?)largement suffisant pour chacun d’eux. Nous étions 5 à l’une des cérémonies et 50 à l’autre. La première n’avait peur que d’une seule chose c’est qu’on abuse de son argent et l’autre avait tendance à se faire abuser. La première est morte seule et la deuxième très entourée. Bref Mr Dereeper je vous rejoins sur le fait d’encourager les personnes qui vous ressemblent en leur montrant que vous avez trouvez la voie qui vous correspond. C’est une lueur d’espoir pour eux. Pour ma part je fais partie des personnes qui se sont mis au vert en province en ayant quitté Paris, je travaille sur un projet collaboratif qui m’amène à rencontrer des gens passionnants. J’y trouve beaucoup de satisfactions même si certaines difficultés (et notamment politiques) viennent gâcher le plaisir. Je pourrais gagner beaucoup plus sur Paris mais je n’y tiens pas. Ma "petite" vie me convient ici. Des fois le bonheur se décide. Je gagne suffisamment en tentant d’aider mon prochain. Je m’amuse "quasi" tous les jours et en plus je suis suffisamment payé pour ça. Voilà où se situe mon bonheur. Oui je m’enrichis tous les jours.. mais peut être pas en monnaie sonnante et trébuchante.


Le 21 septembre 2011 par : Charles DEREEPER

Je donne RDV à Harry Haller et à Sinclair dans les forums à cette adresse où deux nouveaux thèmes FRANCE sont lancés, suite à leurs interventions répétitives...

http://www.objectifeco.com/nos-foru...


Le 21 septembre 2011 par : Charles DEREEPER

Sinclair, j’admire ton art bobo de balayer tout ce qui peut nuire à la belle image de la France que tu as.

Les pourcentages de millionnaires seraient représentatifs des inégalités dans les pays. Genre, un pays évolué est un pays où tout le monde est à égalité.

Comme chacun sait, la vie sur terre, animale, végétale ou humaine est organisée sur le concept d’égalité...

Un tel refus de la réalité est caractéristique de notre culture. Les francais dans ce genre, se prennent pour dieu en voulant corriger le plan originel qui ne convient pas à leur représentation du monde.

Car nulle part, aucune trace que les inégalités ne sont pas la norme de notre monde. Donc un pays évolué est un pays qui laisse les mécanismes en place et non ta fable. La chirurgie esthétique, nous pouvons souvent le constater, c’est pas franchement une réussite. la chirurgie esthétique sociale que tu prônes et qui est imposée à tous les français, elle est moche.

Aucun pays dans le monde n’a poussé le vice aussi loin et aucun pays dans le monde ne consomme autant d’alcool, de tranquilisants et de drogues diverses que la France. Le rapport est de 1 à 7 vis à vis de l’Allemagne.

A vouloir être dieu à sa place, sinclair, on créé du mal être en masse à un niveau jamais égalé. Mais les bobo dans ton genre, ils évacuent grâce aux concepts des inégalités censées être moches... sans même observer les conséquences d’un monde égalitaire qui est probablement pire qu’un monde inégalitaire, si on observe le résultat en France.

L’Etat providence produit des dizaines de millions d’humains obligés de s’avaler une boite de somnifères à chaque fois qu’il y a une micro secousse dans leur vie.

C’est beau l’égalité... j’ai l’impression d’observer des végétaux en laboratoire qui sont devenus incapables d’être repiqués en pleine terre sans crever ou tomber malade.


Le 21 septembre 2011 par : zoulou

La France est la Matrice.

Charles est Néo.

Prendrez vous la bonne pilule ?


Le 21 septembre 2011 par : Sinclair

@Charles : c’est remarquable tout ce que vous pouvez induire à partir d’une seule phrase !

Ma critique ne concernait que votre interprétation de l’indicateur proportion de millionnaires, en aucun cas un jugement sur les bienfaits de l’égalitarisme.

Et non je n’ai pas une image positive de la France. Il y a bien des facettes de ce pays qui me font vomir. Je n’ai rien à défendre, je ne suis pas patriote et je pourrais aussi bien choisir de m’installer à l’étranger demain.

Contrairement à vous qui semblez chercher à justifier à tout prix votre choix d’expatriation par la vision du verre à moitié vide, j’essaie d’avoir un tableau complet et réaliste.

Quand au sujet de cet article, peut-on s’enrichir en France, la réponse est oui, et il existe sûrement d’autres pays où c’est plus facile.


Le 21 septembre 2011 par : jctrader56

Charles : "Et si l’argent facilitait au contraire l’accès au bonheur ?"

pour avoir dans une vie déjà lointaine cotoyer riches et pauvres de notre beau pays, je réponds par la négative . Il y’a des millions de gens heureux dans les HLM et de nombreux fortunés malheureux (millions/nombreux , c’est le rapport riches /pauvres en France...à mon avis).Donc non, l’argent ne fait pas le bonheur. C’est une aide au bonheur pour quelques temps..le temps de s’habituer à un certain niveau de "richesse". L’argent ne participe au bonheur que s’il rend libre. Malheureusement , une fois qu’on estime en voir assez, se pose le problème de le conserver et de ne pas se faire spolier . les ennuis commencent ...surtout dans notre beau pays .

Juste une remarque : la fiscalité n’est pas en soi un motif pour partir créer une boite à l’étranger : c’est avant tout la paperasserie , les contraintes administratives, les difficultés à créer qui gênent les créateurs. La fiscalité n’intervient que dans un second temps , celui où les bénéfices deviennent conséquents .


Le 21 septembre 2011 par : Sinclair

Je rebondis sur ce que dit jctrader56. J’ai lu une étude sur les grands gagnants du loto qui montre un accroissement du bonheur pendant seulement 6 mois ! Une moitié de ces mêmes gagnants finissent même dans la déprime. Tout ça pour ça...


Le 21 septembre 2011 par : Charles DEREEPER

Gagner de l’argent, s’enrichir grace au loto... faut arrêter vos manipulations. on parle d’entrepreneurs ou de salariés qui gagnent de l’argent en travaillant.

la moitié de la France gagne moins de 1600euros par mois. une fois qu’ils ont payé le loyer, la bouffe, les impots et la voiture, il reste 50 à 200 euros par mois d’argent de poche. ils peuvent pas acheter de livres, suivre des formations, et en meme temps sortir ou équiper leurs enfants. ils vivent tous dans un stress important. les meres célibataires rament pour acheter des cadeaux à leurs gosses à noel et vous êtes en train de nous expliquer qu’on est malheureux à être aisés ?

vous vous moquez de la tête de bcp de misère. j’ai autour de moi pas mal de gens à 1600 / 1800 euros par mois. ce que je constate, c’est qu’il alloue toutes leurs énergies à survivre et que le développement personnel leur parait totalement secondaire.

je répète qu’il faut être bobo pour chier dans la bouche du pouvoir de bien être de l’argent.

je vis au Costa Rica. ici au moins, ils respectent tous la liberté que l’argent offre. ils savent oh combien c’est précieux. En france, on cultive pour l’image l’approche conceptuelle inverse. c’est se payer la tete du monde...


Le 21 septembre 2011 par : Charles DEREEPER

Et pour compléter ma précédente réaction, je ne parle pas de l’aspect vacances où des dizaines de millions de francais n’ont pas les possibilités financières de mettre les pieds à l’extérieur du pays pour devenir moins con. leurs moyens financiers leur permet juste de se payer un all inclusive une semaine en grece ou au maroc, entre touristes francais, avec deux excursions d’une journée en bus...

un peu de respect pour l’argent qui offre des possibilités que bcp n’ont pas !

la question a vrai dire est de savoir si plus on est con, plus on est heureux. a bien des égards, j’ai souvent constaté que l’intelligence, l’expérience et la connaissance sont les pires ennemis du bonheur.

Dans de nombreux pays, le meilleur exemple d’ailleurs étant le Costa Rica où il cultive l’art de vivre heureux (bien plus qu’en france) en vivant à horizon 24h maxi, et surtout en évitant à chaque instant de devoir réinventer l’eau chaude...


Le 21 septembre 2011 par : Sinclair

@Charles

Vous arrive-t-il de répondre sans réduire vos interlocuteurs à une catégorie sociologique fumeuse (bobos, communistes, etc.) ?

Et je n’ai rien compris à votre réaction. Quel rapport avec ce qui a été écrit ?


Le 21 septembre 2011 par : fabgrass

bin tu le traites de fumiste incompétent qui se plaint des impots, avec l’air de ne pas y toucher.

il ne faut pas t’attendre a des remerciements

quant aux questions candides du type "mais quel rapport avec ce que j’ai dit ?", c’est dans la droite ligne de la mascarade.


Le 21 septembre 2011 par : fabgrass

moi mon boulot un roumain le fait pour le prix de mon repas de midi, alors parkes donc de "compétence", le roumain est très compétent.


Le 21 septembre 2011 par : Gweilo

On peut philosopher à l’infini sur la question de savoir si l’argent fait le bonheur. Disons qu’au minimum il permet de s’éviter bien des emmerdes.

Perso il y a un point qui a au moins autant compté pour moi dans ma décision d’expatriation que la possibilité de gagner de l’argent, c’est l’indépendance que j’ai acquise en m’extrayant du système français. J’ai d’ailleurs changé plusieurs fois de pays depuis mon départ de France il y a une vingtaine d’années.

J’observe chez la plupart de mes connaissances en France une forte frustration qui est je crois en partie responsable de la déprime française (premier consommateur d’antidépresseurs au monde)

Et j’attribue cette frustration en partie à l’extraordinaire pesanteur que fait peser « le système français » sur les individus. Beaucoup de mes amis en France qui ont la quarantaine ont conscience de participer à un système pyramidal en fin de course mais ne peuvent plus s’en extraire car ils ont déjà tellement payé et cotisé à tout qu’ils n’ont plus les moyens ni le courage de repartir à zéro dans un autre système. L’Etat français en leur prenant l’essentiel de ce qu’ils ont gagné contre la promesse d’une assistance future a créé une dépendance malsaine. Pour peu qu’ils aient en plus un emprunt à rembourser et ils ne peuvent plus arrêter la machine. Ils continuent donc à participer à un système dans lequel ils ne croient plus mais auquel ils sont aliénés.

Déprimant en effet…


Le 22 septembre 2011 par : Charles DEREEPER

@ gweilo

clap clap clap. suis 100% d’accord.

ceux qui partent, sont ceux qui en priorité, tiennent plus que tout à la notion de liberté. L’assistance est une promesse qui tue la liberté.

Décider de nos vies en fonction de nos peurs, est une boucherie acquise. C’est bien ce que je reproche aux vieillards qui nous gouvernent, Suisse en tête qui a cédé à la panique au lieu de profiter de son aubaine incroyable que le monde lui servait sur un plateau.


Le 22 septembre 2011 par : cook

Faux et archi-faux. L’argent n’est qu’un moyen ! Croire qu’on va atteindre le bonheur, avec ou sans, est un faux débat. Ce qui peut très probablement rendre heureux, c’est l’ouverture d’esprit et une philosophie de la vie. Or il est certain qu’un bon niveau d’éducation, ou une bonne quantité d’argent, ou au moins une intelligence certaine, permettent d’obtenir celles-ci plus sûrement. Ou à obtenir une certaine tranquillité d’esprit, qui offrira une partie du chemin vers le bonheur....

Ceux qui partent sont le plus souvent ceux qui sont déjà libres dans leur tête, donc là aussi le débat est faussé......

Enfin, SI ! Une forme d’évolution sociale reconnue, pour un groupe ou un pays, est l’équité, l’égalité... C’est justement le passage de l’inégalité, de l’injustice, vers cette égalité qui justifie le terme d’évolution. Comme on peut comprendre assez facilement que la société a évolué en interdisant les meurtres, les viols, etc.... En effet, qui oserait prétendre qu’il serait plus heureux de vivre dans une société plus proche de notre nature, la nature humaine, de la vie telle qu’elle est à l’état sauvage, en acceptant le risque hautement probable de voir un ou plusieurs de ses enfants tués, sa femme violée, ses biens volés ? Je ne peux donc que disconvenir quand je lis qu’un pays évolué serait un pays qui laisse place à tous les instincts naturels, aux mécanismes de la nature (les plus forts survivront ?). M. Dereeper, je vous en conjure, faites preuve d’un peu d’honnêteté intellectuelle ! Surtout que la plupart de vos textes démontrent que vous en avez de grandes facultés. Et, en espérant ne pas vous avoir fâché avec mon intervention, je tiens à préciser que je suis complètement d’accord avec vous sur les maux qui minent la société française, voire une majorité de pays occidentaux. J’ai moi-même quitté la france sans aucun regret et sans aucune hésitation, et n’y trouve que des avantages....


Le 22 septembre 2011 par : Pascal Vinosoft

s’auto-gargariser sur une image idyllique de la france restera une des grandes qualités intrinsèque du français auto-satisfo congratulant. Un peu comme sa propension a ne pas prendre de risque, a tout miser sur l’état providence, a s’accrocher a son corporatisme ego-perso ou son incapacité chronique utiliser une éventuelle langue étrangère.

Et je me demande si c’est pas lié tout cela en outre...

on ne se refait pas mais on a les meilleurs vins du monde alors bon, ... pas grave


Le 22 septembre 2011 par : fabgrass

dans ce domaine comme dans d’autres le vice protège la vertu : Ce confort qui nous laisse le loisir de philosopher, et nous permet d’avoir les idées larges, repose pour une bonne partie sur notre suprématie économique et militaire - enfin reposait. Sur cet "ordre brutal et cynique" que beaucoup réprouvent , alors qu’il nous constitue ; et qui fait qu’un revenu annuel moyen en france est 20 fois supérieur qu’en afrique ou en chine. Il est la le prix de "l’égalitarisme dans le confort" à la francaise.

Cet équilibre change, il a m^me tendance a se retourner contre nous. Le basculement de cet équilibre créée le malaise. Ce sont tous les prérequis de notre bonheur, qui implique qu’on l’admette ou non notre sécurité matérielle,qui sont menacés. Mais tout cela tient sans doute du fantasme occidental - qui se manifeste par l’obsession sécuritaire - c’est une façon de voir le verre a moitié vide.

Alors la france dans une "bulle égalitaire", pourquoi pas. Mais il faut qu’elle en ait les moyens. Le monde égalitaire, on en est loin.

il me semble ici que la question n’était pas "l’argent fait il le bonheur", mais "beaucoup d’argent fait il le bonheur", ce qui n’est pas du tout la même chose. Des problemes de riches quoi :-)


L'auteur
Charles DEREEPER

Rédacteur, éditeur, entrepreneur, trader...

L’intégralité de mes articles est publiée sur Objectifeco à cette adresse : http://www.objectifeco.com/auteur/c... que je considère comme mon blog perso.

Je vis en fonction de l’intuition, du coeur et de la possibilité de mourir à chaque instant.

Je mets à la poubelle la culture chrétienne, ce que m’ont raconté mes profs ou mes parents et toutes les âneries que l’Etat français a tenté de m’imposer pour me tenir en laisse...