Charles Dereeper : Et si vous viviez la crise comme une opportunité ?
L’immobilier américain a lancé de sérieux signaux de faiblesse suite à l’arrêt des stimuli artificiels. Pour espérer l’arrivée d’un futur moins sombre, il aurait fallu constater une stabilisation sans intervention extérieure. Aujourd’hui, avec un chômage au plus haut, des dettes énormes, des guerres, un système bancaire en faillite virtuelle, si on appliquait les règles comptables d’avant… il n’y a aucun espoir à avoir. Ce qui se passe dans le domaine des saisies immobilières est TRES MOCHE. Il faut savoir que 90% des procédures n’ont pas encore abouti pour des raisons comptables… du genre, tant qu’on n’a pas vendu, on ne perd pas sur notre prêt, donc nous ne sommes pas en faillite.
Il faut se préparer à une inéluctable deuxième secousse économique qui va s’étendre en 2011. Il est encore temps de vendre de l’immobilier pendant que les marchés sont suffisamment liquides, de couper ses frais dans son entreprise et réduire la voilure selon la nature du business, d’épargner et de couper ses dépenses personnelles, de s’expatrier. Il ne faut pas hésiter à attendre et rester patient car c’est une certitude, tous les imprudents vont mourir et seront à racheter pas chers. Des stocks énormes de maisons, voitures, bateaux existent. Ils attendent juste que leurs propriétaires à l’agonie arrêtent d’y croire pour être cédés à bas prix. En outre, le plus important est d’avoir conscience que la notion de crise économique n’est juste qu’une vue de l’esprit. Elle ne peut vous toucher concrètement qu’en cas de faillite bancaire ou si vous empruntez sans avoir les ressources pour payer quand le pire des cas se présente. Le reste, ce sont des jolies sornettes chiffrées, du genre, tous les 12 mois, c’est très grave si le PIB ne progresse pas (sur une plage avec un palmier pour vous faire de l’ombre, cela a l’air d’être grave mais vous avez du mal à adhérer, car le concept est un peu lointain…)
Personnellement, je n’ai aucun emprunt bancaire. Je n’ai investi dans aucun business dangereux, car consommateur de ressources financières et avec point mort et coûts fixes capables de me tuer. Mon patrimoine est 100% liquide, situé à l’extérieur de la France (si, il me reste un studio en cours de procès en France), dans cinq banques différentes de pays différents. Je suis expatrié avec des coûts fixes de vie assez bas, en zone dollar. Je me suis préparé depuis début 2007 et aujourd’hui, la crise, c’est un divertissement et une opportunité pour gagner de l’argent. Car c’est bien le point central qu’il ne faut pas oublier : la crise peut être AUSSI source de profits si vous vous extrayez des circuits traditionnels et pensez différemment.
Charles Dereeper
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