Gilles Boulet : Comment spéculer sur du terrain agricole, partie I
Prenons l’exemple motivant d’un terrain agricole valant 0,5 €, le m2 ce qui est la moyenne nationale.
Selon les régions et les emplacements, le terrain constructible vaut de 25 à 300 €, nous retiendrons pour notre exemple une valeur de 150 € le m2.
Donc, l’achat d’un hectare à 0,5 € le m2 vous revient à 5 000 €.
Supposons que, dans 10 ou 30 ans, la moitié du terrain devienne constructible, au prix de 150 € le mètre carré : vous avez donc 5 000 m2 qui valent désormais 5 000 x 150 = 750 000 €…

De plus, un bonheur n’arrivant jamais seul, la valeur de la moitié non constructible du terrain va elle aussi croître de manière importante :
- Le plus souvent parce que, assez logiquement, cette autre portion deviendra tôt ou tard constructible. Du coup, vous pourrez la vendre 10 ou 20 fois son prix d’achat.
- Mais parfois, on peut penser qu’elle ne deviendra pas constructible avant très (trop) longtemps, par exemple parce que la zone est inondable. En ce cas, vous pourrez par exemple faire des lots où chaque emplacement de maison comprend un grand jardin en partie en zone inondable.
Prenons l’hypothèse, pour cette seconde moitié de terrain, d’une valorisation de 7,5 € le m2 , soit 7,5 x 5 000 = 37 500 €.
En additionnant les valorisations des deux moitiés de terrain, on arrive donc à 750 000 + 37 500 = 787 500 €, soit une marge de 787 500 - 5 000 = 782 500 €.
Votre investissement initial a été multiplié par 157, soit + 15 600 % !
Vous avez investi 5000 € et vous voilà redevable de l’impôt sur la fortune (ISF)…
Bien sûr, il reste de nombreux points à voir, dont l'évolution des prix des terres qui ne deviennent pas constructibles.
A suivre
Gilles Boulet
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Le 8 janvier 2011 par : fornetti
Bonjour,
avez vous réellement regardé ce sujet ou essayé d’acheter du terrain agricole !!!! Cet article me parait purement theorique car il est très difficile pour un non agriculteur d’acheter du terrain agricole . Vous ne faites pas allusion à la SAFER qui est là justement pour éviter ce phénomène. L’acheteur prioritaire reste le fermier qui exploite les terres
Le 10 janvier 2011 par : Gilles Boulet
Le rôle de la SAFER est important mais :
* tous les terrains n’intéressent pas les agriculteurs (taille, état du sol, localisation, etc)
* la Safer vend également des terrains (pour activités rurales) * le nombre d’agriculteurs chute. Dans une commune proche de la mienne, le nombre d’agriculteurs est passé de 6 à 0. Or, en cas de vente d’un terrain modeste, un agriculteur d’une autre commune n’est pas près (à supposer qu’il ait les moyens d’acheter) à faire 20 km en tracteur pour s’occuper d’un petit champ.
* Au cours des 2 dernières décennies, l’équivalent d’un département a quitté le statut de terre agricole, preuve s’il en est que cette déclassification a lieu (même si ce rythme devrait ralentir).
* Entre ma démarche, mes recherches et mes amis, je peux vous affirmer que ce type de spéculation se pratique !
* bien sûr, il faut de la persévérance et des connaissances pour dénicher ce qui est intéressant. Mais, de la même façon, pour gagner de l’argent avec le trading il faut de solides connaissances, sinon on perd sa chemise. Là, soit soit n’arrivez pas à acheter, soit vous achetez ; si vous achetez, soit cela devient un jour constructible soit cela reste une terre agricole... Or la terre agricole se valorise fort bien depuis quelques décennies et cela devrait continuer.
