Charles Dereeper : L’immobilier est un produit vache à lait destiné à financer le train de vie de la fonction publique
Oui, je sais, le titre est long et toujours aussi agressif pour les très gentils fonctionnaires qui aident à rendre la vie meilleure en France, avec abnégation, courage et respect. Que voulez vous ? Je dois avoir un gêne qui est de travers. Ils sont trop nombreux, ils sont trop nombreux, je n'y peux rien. Ils n'ont qu'à se réguler au niveau de la quantité et je me tairais.
Aujourd’hui, je suis tombé sur un beau petit tableau qui compare les coûts lors des transactions immobilières dans tous les pays développés. En fait, Vincent Benard a mis la main dessus avant moi. Lire son article http://www.objectifeco.com/economie/immobilier/article/vincent-benard-rapport-ocde-sur-le-logement-il-y-a-un-probleme-d-offre-en-france
Là, vous me voyez, j’arrive avec mes gros sabots : c’est du lourd ! La France, à votre avis, se classe où ? Hein ? Que d’incertitude quand on ne connaît pas déjà la réponse… Ouh là, là, j’ai peur de me tromper moi, au jeu de cette devinette. Allez j'essaye quand même et j'envisage les choses avec optimisme. Ma réponse est : dans les moins chers ! Oui Jean Pierre, c'est mon dernier mot, réponse conventionnelle B, dans les moins chers...

Non, la France est deuxième du classement mondial… Oh non, quelle surprise, je ne l'aurais jamais cru !
Partout dans le monde, le système d'enregistrement des transactions immobilières nécessite moins d’argent. Que voulez vous ? Les Français, qui sont censés avoir la meilleure productivité au monde par heure travaillée, ont besoin de beaucoup plus de trésorerie que tous les autres pour faire tourner la machine immobilière. Tout est rendu en fait très compliqué de manière à créer au final du travail. L'objectif est louable à la base, mais c'est artificiel. Faire voter des lois dont l'objectif est de créer des obligations pour la sphère privée de manière à ce que des pans entiers d'activités se développent est quand même un truc tordu ! Cela ne fonctionne en plus qu'à la condition qu'une minortié accepte de se sacrifier en supportant une fiscalité ultra lourde que les compétiteurs internationaux ne subissent pas !
Pourquoi ne pas orienter toutes ces masses d'argent vers la production de biens et services exportables ? Là aussi, du travail sera créé et cela évitera en prime d'affaiblir les forces productives par des ponctions fiscales démentes !
Charles Dereeper
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Le 1er février 2011 par : Vincent BENARD
A noter que la somme se décompose ainsi
Frais notariés #2,03% Droits de mutation 4,89%
(la somme de ces deux premiers items étant improprement appelés "frais de notaire")
Frais d’agence # 7% variable selon agent.
Ces 7% servent à rémunérer l’agence #3%, le reste part en diagnostics divers et variés : Carrez, Termites, DPE, plomb & amiante, etc... imposés par la loi.
Le 2 février 2011 par : Corleone
Les droits de mutations sont passés à 5,09% depuis la suppression du droit de timbre, il y a quelques années déjà. Depuis le 1er janvier 2011 un nouveau barême est en vigueur, augmentant la part du département au détriment de celle de l’état, pour un total de 5,081. Cela dit les impôt récupère cette micro-baisse sur les transactions dans le neuf, où le taux de 0,715 passe à 0,717 (+ la TVA). A noter que la plupart des agences sont en-dessous de 7%, mais j’ai vu encore récemment des commissions de 12%. Chez le notaire les honoraires de négociation sont de 2,50% HT pour la fraction en-dessous de 45735€, et 5% HT au-dessus. La commission d’agence est payée par le vendeur ou l’acquéreur, donc je ne sais pas comment ça a été ventilé sur ce graphique, sachant que le vendeur doit payer (selon les cas) l’impôt sur la plus-value.
Le 10 septembre 2011 par : Yves
Il est intéressant de regarder la part de ces revenus sur les ventes d’immobilier pour certaines communes. Sur une baisse de 30/40% de l’immobilier, certaines communes seraient dans de grosses difficultés. J’en vois peu qui anticipent ce risque et baissent leurs dépenses dès maintenant !
